Souriez, votre vie est manipulée par « L'Agence »

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A. SCHWARTZ / UNIVERSAL

eorge Nolfi a planché sur les scénarios d'Ocean's 12 et de La Mémoire dans la peau avant de s'attaquer à l'œuvre de Philip K. Dick pour L'Agence. Matt Damon et Emily Blunt y sont manipulés par des forces étranges torpillant leur amour pour des raisons obscures.
L'univers paranoïaque de l'écrivain de science-fiction californien s'accommode assez mal de la simplification hollywoodienne que lui fait subir Nolfi. L'œuvre de l'auteur, riche en questions existentielles, avait déjà connu des adaptations allant du génial (Blade Runner) au tragicomique (Total Recall).
L'Agence n'est ni l'un ni l'autre. Ce divertissement mou du genou qui transpose dans les années 90 une intrigue conçue pour souligner les terreurs des années 50 divertit sans jamais surprendre. Et si on pense forcément à Inception de Christopher Nolan, cette comparaison n'est pas à l'avantage de George Nolfi dont l'intrigue inutilement compliquée n'est sauvée que par un couple d'acteurs heureusement charismatique. C. V.