Annie Girardot, portait «énormément d'émotion en elle»

CINEMA Les hommages rendus à l'actrice qui vient de mourir se multiplient...

C.P.

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Annie Girardot reçoit le César du meilleur second rôle dans «Les Misérables» de Claude Lelouch, Paris,  le 2 mars 1996.
Annie Girardot reçoit le César du meilleur second rôle dans «Les Misérables» de Claude Lelouch, Paris,  le 2 mars 1996. — VILLARD / NIVIERE / SIPA

«Annie Girardot restera mon plus beau souvenir de metteur en scène et d’homme», a déclaré Claude Lelouch sur BFMTV. Pour le réalisateur, qui l’avait notamment faite tourner en 1995 dans Les Misérables, elle «était peut-être la plus grande actrice du cinéma français d'après-guerre»

«Une comédienne rare»

- Léo Bardon, le secrétaire particulier de la comédienne qui avait découvert les premiers indices de sa maladie, et écrit un livre «Annie, te souviens-tu», a déclaré sur la même chaîne: «C’est une grosse perte pour tout le monde, tous ceux qui étaient dans son entourage, et aussi pour le cinéma.»

- Claude Pinoteau, qui l'a dirigée dans La Gifle, avec Lino Ventura, a, lui, évoqué «une femme extrêmement attachante car simple». C'était pour lui «une comédienne rare car populaire et à la portée de tout le monde», a-t-il ajouté. 

- Jean-Pierre Mocky, qui la connaissait depuis le Conservatoire où ils avaient suivi des cours ensemble, s'est également exprimé sur BFM. «C’était une fille vive pleine de qualités humaines, a-t-il souligné. Un peu comme Jeanne Moreau, ce sont des filles qui au départ n’étaient pas du tout destinées à jouer de premiers rôles et puis brusquement, à cause de leur talent et de leur persévérance, elles sont arrivées à devenir des stars à part entière.»

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- Pour Line Renaud, qui avait joué avec elle Les Filles du Lido, «Annie était un monument du cinéma français, une immense actrice, très instinctive et toujours juste. Son départ est bouleversant. Je suis allée l'embrasser une dernière fois dimanche soir. Sa fille Julia et sa petite-fille Lola m'avaient appelée pour me dire que c'était la fin. Cela a été réconfortant de la voir entourée de tellement d'amour».

- Le metteur en scène Robert Hossein a expliqué sur RTL: «J'ai travaillé avec elle, je l'aimais infiniment... une colossale et magnifique actrice d'une générosité, d'une présence, d'un tempérament, d'une nature originale et vraiment extraordinaire. (...) Je retiendrai d'elle que c'était quelqu'un qui avait un énorme caractère, une autorité terrible et puis une vie assez passionnée, assez tourmentée, quelqu'un d'extraordinairement attachant.... je trouve que c'est une grande perte pour la profession...»

«Quelque chose qui bouleversait le cœur»

Sur i-Télé,  Élie Chouraqui a salué une femme qui portait «énormément d'émotion en elle, quelque chose de bouleversant dans la voix, dans le regard. Quelque chose qui bouleversait le cœur».

De son côté, Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture, s'est exprimé dans un communiqué: «Annie Girardot est morte d'aimer, d'aimer passionnément et pleinement son métier. Le théâtre et le cinéma auront été sa vie. Girardot inoubliable entre autres dans Rocco et ses frères, Docteur Françoise Gailland, Traitement de choc et plus récemment dans le rôle de la mère de La pianiste de Michael Haneke. Merci Annie Girardot.»

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