Alexandre Aja: «J'attends d'être secoué et surpris»

Recueilli par Caroline Vié

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Le Français est impatient de retrouver le président du jury, Dario Argento.
Le Français est impatient de retrouver le président du jury, Dario Argento. — M. ANZUONI / REUTERS

Alexandre Aja est l'un des meil­leurs auteurs de cinéma d'horreur français. En attendant la sortie de son film Piranha 3D en DVD et en Blu-Ray chez Wild Side, le réalisateur de La colline a des yeux (2006) sera jusqu'à dimanche membre du jury du festival de Gérardmer, présidé par l'Italien Dario Argento.

Pourquoi avoir accepté de faire partie de ce jury?
J'adore le festival parce que j'y ai présenté mon premier film, Furia, en 1999. C'est la première fois que je suis libre pour pouvoir y retourner et je suis fort excité à l'idée de rencontrer le président du jury, Dario Argento.

Vous êtes un fan de son travail ?
Bien que j'ai été plus influencé par le cinéma américain, il est impossible de faire du cinéma d'horreur sans avoir été touché par le cinéma d'Argento. Chez lui, le gore devient poétique ! Je suis impatient de parler de notre passion commune pour le genre.

Qu'attendez-vous des films ?
J'espère être secoué et surpris en découvrant de nouveaux cinéastes. Je suis resté le nez dans les piranhas pendant des mois et je meurs d'envie de prendre un instantané de la production mondiale. La compétition est alléchante.

Vous semble-t-il indispensable d'apprécier le cinéma d'horreur pour être juré?
Evidemment, on n'est pas aidé si on est allergique au gore. Je crois pourtant que le fantastique est un genre universel puisqu'il permet de partager des émotions et des sensations. Si le film est bien fait, l'identification est la même que l'on soit familier des codes de l'horreur ou non. Je dirais presque qu'il vaut parfois mieux ne rien connaître.