«Les chemins de la liberté»: beau mais ennuyeux

CINÉMA e film de Peter Weir sort mercredi sur les écrans...

C. V.

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Une bande de prisonniers s'évadent d'un goulag dans l'ex-Union soviétique.
Une bande de prisonniers s'évadent d'un goulag dans l'ex-Union soviétique. — METROPOLITAN

En 1940, des prisonniers s'évadent d'un goulag. Dans Les Chemins de la liberté, Peter Weir suit leur périple semé d'embûches. Le réalisateur australien n'a pas choisi la voie de la subtilité dans cette fresque très «roudoudou les belles images».

Mais de sublimes paysages – le film est produit par National Geographic – ne suffisent pas à meubler plus de deux heures de projection.

Une bande de comédiens affublés d'accents russes improbables affronte une nature hostile avec une ingéniosité proche d'une émission de téléréalité. Colin Farrell, Ed Harris, Jim Sturgess et Saoirse Ronan, découverte dans Lovely Bones de Peter Jackson, mettent du cœur à l'ouvrage en se roulant dans la neige tout en refusant obstinément d'aller chez le coiffeur.

A moins de décider de se mettre au camping extrême, leurs personnages sont si outrés qu'on perd tout intérêt pour leurs aventures. Ce «Koh-Lanta» au pays des Soviets manque cruellement de souffle épique.