Son nom est Plame, Valerie Plame...

CINEMA «Fair Game» s'inspire d'une histoire vraie d'une agent de la CIA compromise par l'administration Bush...

caroline Vié

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Dans la famille «destins singuliers», je demande Valerie Plame Wilson. Cette belle blonde, jouée par Naomi Watts dans Fair Game de Doug Liman, a été agent de la CIA. Compromise par l'admistration Bush parce que son époux diplomate avait refusé de cautionner les motifs de l'intervention en Irak, elle été conspuée par la presse avant de fouler quelques mois plus tard, grâce au film, les tapis rouge de Cannes et de Deauville

Le calvaire d'une mère
« Les choses se sont plutôt bien terminées pour moi, avoue-t-elle. Mais je n'oublierai jamais mes informateurs qui ont été sacrifés pour m'atteindre personnellement. » Le calvaire de cette mère jetée en pâture aux médias en même temps que son époux campé par un Sean Penn méconnaissable est au centre d'un drame tristement réel. « Le film ne m'a pas réhabilitée auprès de ceux qui pensent que j'ai trahi mon pays en favorisant mon mari », soupire-t-elle.
Valerie Plame continue à œuvrer contre la prolifération des armes de destruction massive dans le monde entier. « Je regrette mon métier d'espionne que j'aimais beaucoup et pour lequel j'étais plutôt douée, avoue-t-elle. L'administration Bush m'a volé une partie de ma vie. » La dame se console en étant incarnée à l'écran par la sculpturale Noami Watts, ce qu'elle trouve « très flatteur ».

une affaire d'état

En 2002, Joseph Wilson, mari de Valerie Plame, réfute le fait que le Niger trafiquerait de l'uranium avec l'Irak. C'est pour se venger de lui que le Washington Post, piloté par l'administration Bush, a révélé le métier de l'espionne en 2005.