«The Hobbit», en passe de devenir le film le plus cher du cinéma

CINEMA Et pas pour de bonnes raisons...

Charlotte Pudlowski

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Peter Jackson sur le tournage de «The Lovely Bones» aux Etats-Unis en 2009
Peter Jackson sur le tournage de «The Lovely Bones» aux Etats-Unis en 2009 — LILO/SIPA

Le coût de l’adaptation cinématographique du roman de J.R. Tolkien, Bilbo le Hobbit (qui devrait être réalisé par Peter Jackson), approche les 500 millions de dollars. Soit environ 200 millions de plus que le troisième volet de Pirates des Caraïbes ou Avatar, les deux films les plus chers de l’histoire du cinéma.
Cela signifie aussi que The Hobbit vaut à lui seul davantage que la trilogie du Seigneur des Anneaux –adaptation du même J.R. Tolkien.

Conflit

Le tournage a pris des années de retard, et les disputes juridiques se sont multipliées. New Line Cinema, qui détient les droits pour faire le film, a été pris dans une bataille juridique avec la MGM, qui détient ceux de la distribution.

Alors même qu’elle se battait contre la MGM, New Line Cinema devait aussi affronter le dernier héritier encore vivant de J.R. Tolkien, Christopher Tolkien. Ce descendant de 83 ans estimait que NLC devait verser, au nom d’un accord passé et non respecté, 150 millions de dollars. Il a ensuite menacé de retirer la permission d’adaptation du Hobbit si les droits qu’il percevait dessus n’étaient pas renégociés. Mais la justice a permis à la production de reprendre le cours de ses activités…

Accumulation

Entre-temps, le film avait perdu son réalisateur. Guillermo del Toro, qui devait être en charge du projet, et avait longuement commencé à travailler dessus, à décidé en mai dernier de passer à autre chose devant tous les retards constatés. Qui reprend la main? Ce doit être Peter Jackson.

Jusqu’à ce que –dernier coup porté au film le plus attendu d’Hollywood– les acteurs se mettent en grève. Plusieurs syndicats d’acteurs estimant qu’en Nouvelle-Zélande où le film est tourné, Peter Jackson (qui produit par ailleurs le film) ne respecte pas le droit du travail, ont incité leurs membres à cesser toute activité. Sur les plateaux, tout est figé depuis septembre. Le premier ministre néo-zélandais est intervenu lundi pour exprimer son espoir de résolution du conflit d’ici une semaine.

Tout cela ne fait qu’accroître la nécessité de tourner vite –et bien, histoire que les spectateurs aillent très nombreux voir le film. Si les problèmes de grève se règlent, la première partie du film pourrait voir le jour en 2012, la seconde en 2013.