« Piranha 3D » armé jusqu'aux dents

CRONCH Le film d'Aja mêle sexe et humour...

Caroline Vié
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Le réalisateur français Alexandre Aja joue à fond la carte du gore grand guignol.
Le réalisateur français Alexandre Aja joue à fond la carte du gore grand guignol. —

Un maître français du cinéma d'horreur. Après Haute tension (2003) et La colline a des yeux (2006), Alexandre Aja devrait redonner quelques frissons avec Piranha 3D. Le réalisateur joue ici la carte de l'humour potache, du grand guignol et de l'érotisme à tout va. «C'est un hommage aux films qui m'ont fait flipper quand j'étais ado», précise le cinéaste. Dès la première scène, le ton est donné avec une apparition surprise de Richard Dreyfuss, le temps d'un clin d'œil aux Dents de la mer de Steven Spielberg.

Stars du X et surfeurs amputés

Aja a soigné ses bestioles affamées: en leur offrant un buffet garni d'étudiants fêtards et de vedettes du cinéma X. «Elles étaient les seules à accepter de se déshabiller totalement», précise le réalisateur qui a également fait appel à une association de surfeurs amputés pour faire de la figuration. «C'est le responsable des maquillages qui a eu l'idée car cela permettait d'avoir des effets spéciaux plus réalistes à moindre coût.» Le piranha mange salement, c'est bien connu, et ses restes ne sont pas vraiment ragoûtants. Alexandre Aja va tellement loin dans le gore que le rire libérateur donne le change au frisson.

«Mon film se moque de l'Amérique et de son puritanisme. Je me suis amusé à multiplier les mises à mort originales», précise-t-il. Retrouvant l'aspect ludique de la 3D, Piranha en met vraiment plein la vue. Bien qu'elle ne soit pas un remake du film éponyme réalisé en 1978 par Joe Dante, cette comédie en retrouve l'énergie réjouissante.

 La bande-annonce: