Bruno Cremer avait tourné dans plus de 110 films en tous genres

CINEMA Vidéorama de l'acteur, décédé samedi à 80 ans...

C.P.

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P.LEROUX / SIPA

Bruno Cremer restera surtout comme le commissaire Maigret, mais le cinéma l’avait adopté autant que la télévision, et les deux confondus, il avait plus d’une centaine de films et téléfilms à son actif.
 
En 1964, il acquiert une véritable renommée d’acteur populaire avec La 317e section. Le beau Jacques Perrin est à ses côtés.

LA 317e SECTION (Schoendoerffer) - Démonstration

Il se met alors à tourner sans plus s’arrêter. Dans les années 60 et 70, il est dirigé par les réalisateurs les plus en vogue, les Costa-Gavras, Chéreau, Lelouch, ou Visconti. La Bande à Bonnot date de 1968. Il y incarne, face à la caméra de Philippe Fourastié (Claude Miller est alors assistant réalisateur) Jules Bonnot, anar du début du siècle. Annie Girardot et Jacques Brel sont avec lui à l'affiche.

Il tourne aussi avec des Américains, comme William Friedkin , pour Le convoi de la peur.
 
Des années 80, on se souviendra notamment d’Espion lève toi. Avec Lino Ventura et Michel Piccoli, il savoure les formidables dialogues de Michel Audiard. Des gueules, des dictions, des allures comme on en fait plus. Et dans Noce Blanche, en 89 Cremer fait face à la jeune Vanessa Paradis, dans le film de Jean-Claude Brisseau.
Et puis viennent les années 90, les années Maigret. Il est le 16e interprète du célèbre commissaire du romancier Georges Simenon. Il n’en est pas spécialement fan, pas très amateur de romans, et encore moins de polars. Cela ne l’empêchera pas de rester, pendant 14 ans, ce commissaire qu’il voyait www.ina.fr/

Les années 2000 furent celles du retour. Retour au cinéma, retour aux vieux compagnonnages, avec Jacques Perrin, avec Pierre Schoendoerffer. Mais aussi celles des adieux. Il avait fait les siens au commissaire en 2005.