«The Social Network»: Pourquoi la genèse de Facebook va donner un grand film

CINEMA La création du plus grand phénomène social des années 2000 n'a pas grand chose à envier à Dallas...

Philippe Berry

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Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg (gauche) et son double à l'écran dans le film The Social Network, Jesse Eisenberg
Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg (gauche) et son double à l'écran dans le film The Social Network, Jesse Eisenberg — PHOTOMONTAGE/REUTERS/K.WHITE/WireImage.com

De notre correspondant à Los Angeles

«Quoi, un film sur Facebook?» On n'avait pas entendu une si mauvaise idée depuis le projet d'adaptation au grand écran du jeu Super Mario. Comme si ces apprentis fermiers ne pourrissaient déjà pas assez nos walls. Oubliez vos a priori. Adapté du livre The Accidental Billionaires, The Social Network se penche sur la genèse controversée du bébé de Mark Zuckerberg. Amitié, trahisons, procès, groupies, pluie de dollars et de champagne... Avec une dream team derrière lui, le long-métrage de David Fincher a tout pour être un grand film, sur les écrans français le 13 octobre prochain (le 10 aux Etats-Unis). Pour cinq raisons.

1. Un teaser malin

Après un premier trailer –qui ne montre pas grand chose– dont vous nous parlions la semaine dernière, The Social Network s'affiche depuis vendredi avec un nouveau teaser. Sous la forme d'un chat Facebook, on y voit les principaux protagonistes discuter. «Il a volé notre site», dit l'un. «J'ai eu une meilleure idée», répond Zuckerberg. «Des millions de dollars? Tu sais ce qui est cool? Des milliards de dollars», lâche un autre. «Et si on le poursuivait au tribunal?», demande l'un des frères Winklevoss, qui accusent Zuckerberg de leur avoir volé l'idée (ça se termine par le versement de 65 millions de dollars de la part de Facebook).

2. Un scénario en béton

«C'est l'un des trois meilleurs scripts que j'ai lus depuis deux ans.» C'est l'avis donné à 20minutes.fr par une jeune assistante-scénariste d'Hollywood. Derrière, se cache l'immense Aaron Sorkin, à qui l'on doit l'une des plus grandes séries américaines de tous les temps (The West Wing) ou encore le scénario du très bon A few good men (Des hommes d'honneur). Quand il ne se poudre pas le nez, Sorkin est imbattable pour tisser un drame vu depuis les coulisses.

3. Un réalisateur de talent

Après un Benjamin Button presque niais et un Zodiac un peu chiant, David Fincher a ici l'occasion de revenir à ce qu'il fait de mieux: porter un regard cynique sur la nature humaine (Se7en, Fight Club), avec un Zuckerberg avide de reconnaissance mais pas préparé à devenir milliardaire en quelques mois, à tout juste 20 ans.

4. Un casting sur mesure

Si certains voyaient bien Michael Cera en Zuckerberg, c'est finalement Jesse Eisenberg (Adventureland, Zombieland), le frisé qui monte à Hollywood, qui endosse le costume du geek maladroit et arrogant. Les maquilleurs n'ont pas dû avoir beaucoup de boulot. A ses côtés, la révélation britannique, Andrew Garfield, dans le rôle d'Eduardo Saverin, le colloc et premier investisseur. Pour l'anecdote, c'est après avoir vu une scène du film que Sony a décidé de lui offrir le rôle de Peter Parker dans le prochain Spider-Man. Venu du showbiz, Justin Timberlake est un choix malin pour Sean Parker, l'excentrique créateur de Napster et premier président de Facebook.

5. Une bande son de luxe

Début juillet, on a appris que Trent Reznor, le leader de Nine Inch Nails, s'occupait de la bande originale. Sans suprise, il promet qu'elle sera «sombre».

Impatients ou toujours pas convaincus par ce biopic (non autorisé par Zuckerberg, qui a confié qu'il aurait préféré «ne pas voir ça» de son vivant), dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.