Dans la peau d'un véritable «Caméléon»

CINEMA Retour sur un usurpateur de haut vol...

Caroline Vié
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Marc-André Grondin (au centre).
Marc-André Grondin (au centre). — P. PERRET

Marc-André Grondin, 26 printemps, est bien dans ses baskets. Découvert en adolescent mal dans sa peau dans C.R.A.Z.Y (2 006), ce jeune Canadien, également vu dans Le Premier Jour du reste de ta vie (2 008) et Bus Palladium (2010), tient aujourd'hui la vedette du Caméléon, sous la direction de Jean-Pierre Salomé.

«Un acteur parfait»

Le reptile du titre, c'est Frédéric Bourdin, mythomane connu pour avoir fait croire à une famille américaine qu'il était leur fils disparu, de retour après avoir été enlevé. «Je n'ai pas voulu rencontrer le vrai Bourdin, précise l'acteur. Le scénario du film m'intéressait davantage que sa personne.» Le comédien n'admire nullement l'escroc. «On pourrait considérer que Bourdin est un acteur parfait s'il faisait davantage la différence entre la réalité et la fiction», explique-t-il.

Lui apprécie sa gloire récente qui lui permet de se voir «proposer d'aussi beaux rôles», mais ne tient pas à devenir une star traquée par les paparazzis. «Aujourd'hui, je peux vomir dans la rue sans que ma photo finisse dans les journaux. Même si je ne le fais pas, je trouve cette idée rassurante.» Ma révolution, comédie d'Ilan Duran Coen où il donnera la réplique à Vanessa Paradis, pourrait lui faire perdre son anonymat. «Je n'aurais alors qu'à jouer les caméléons pour disparaître.»