CINEMA

Le porno caresse les femmes dans le sens du poil

Le Paris Porn Film Festival s'est ouvert jeudi soir au Brady...

Le porno, une industrie qui ne pense qu’à l’argent et dégrade l’image de la femme ? Détrompez-vous, tout cela est en train de changer. A la marge pour l’instant, bien sûr, mais les marges finissent toujours par prendre la norme en étau. Du 17 au 20 juin 2010, le Paris Porn Film Fest diffuse les films les plus iconoclastes du porno, lui donnant un autre sens. 

Le slogan du festival: «un autre porno est possible». Les premières projections à l’ouverture, jeudi soir, l’illustraient. «Dirty Diaries» est un ensemble de courts métrages de jeunes réalisatrices (Mia Engeberg, Elin Magnusson, Nelli Roselli…) qui se sentent héritières du féminisme.

D’autres films insistent sur les questions du Sida et de sa prévention, comme celui de Charles Lum, AIDS Conference Cocksuckers. Le «porno de papa», comme le qualifie Marie-Hélène Bourcier, l’une des organisatrices du festival, c’est fini. On arrive dans le post-porn. Bienvenus.