Entre Lindsay Lohan et Grace Jones

NUIT CANNOISE Notre envoyé spécial passe la nuit entre deux sex-symbols...

A Cannes, Cedric Couvez
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Grace Jones à Cannes le 18 mai
Grace Jones à Cannes le 18 mai — D.R.

A Cannes, les nuits se suivent mais ne se ressemblent  pas. Le soleil brille encore de mille feux lorsque l'on débarque sur la  Terrazza Martini pour le concert de Coco Sumner, la fille de Sting. La  guitariste anglaise envoie un bon rock dans son mini-short orange. 

Au bar, on croise Vikash Dhorasoo. L'ancien bleu s'est  lancé dans la production ciné et vient présenter son premier court  métrage à la Semaine de la Critique: «Je bosse encore avec Fred Poulet  avec qui j'avais tourné Substitute dans les coulisses de la coupe du  monde 2006. Je me demande à qui il va confier une caméra et ruiner sa  carrière cet été!» lance-t-il en rigolant avant que son oeil frise sur  une jolie fille: «Mais je là connais cette actrice pourrave!» 

A deux pas, Jimmy Jean-Louis, l'acteur haïtien de la  série culte Heroes fait son photocall dans un beau costard blanc.  Quelques cocktails plus loins, devant l'hôtel 3.14, on chope Lord  Kossity qui s'arrête sur un concept-car futuriste garé devant l'entrée:  «T'as vu comme elle est belle cette caisse? Je vends aussi des voitures  maintenant c'est un de mes nombreux métiers et j'ai ce modèle en stock!»  balance le rappeur à la voix d'ogre. 

«Il fait déjà beaucoup trop chaud comme ça!»

23 heures, direction le Baron pour la fête Belvedere.  Après avoir booké Blondie l'an dernier, c'est au tour de Grace Jones  d'être embauché par la marque de vodka pour un showcase très attendu.  Pour ne rien gâcher, c'est l'anniversaire de la chanteuse qui fête ses  62 ans. A l'intérieur du club, l'ambiance est déjà surchauffée. Des  ballons en forme de lettre tapissent le plafond et amusent Didier  Drogba. 

Tout le monde se presse aux abords de la scène. On se  retrouve coincé avec Lindsay Lohan dans le dos qui fume clope sur clope  mais qui n'est pas encore bourrée. Son garde du corps personnel ne la  lâche pas du regard. 3 heures du matin, Grace Jones s'apprête à faire  son entrée sur scène mais s'offre un dernier caprice de diva avant de  fouler les planches: «Changez moi cet éclairage rouge, c'est horrible et  il fait déjà beaucoup trop chaud comme ça!» peste la tigresse. Une fois  la couleur changée, Grace semble inépuisable. Son fils est à la  batterie et le funk résonne dans tout l'hôtel. Pour conclure son  showcase, Miss Jones envoie sa version de «La vie en rose» alors que  l'on écope d'une nouvelle nuit blanche.