«Mon bonheur», mon déplaisir

CRITIQUE Le film de l'ukrainien Sergei Loznitsa était présenté ce mercredi en compétition officielle...

A Cannes, Stephane Leblanc

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Sergei Loznitsa à Cannes le 23 mai
Sergei Loznitsa à Cannes le 23 mai — V.KESSLER/REUTERS

Si vous avez raté le début 

Vous avez raté le seul moment compréhensible du film, quand un chauffeur routier, coincé dans un embouteillage, décide de trouver un raccourci à travers les bois. Il s’y perdra et nous avec.

Backstage

C’est le premier film de fiction d’un documentariste ukrainien réputé, qui revendique l’influence (quelque peu hallucinée) d’Alexandre Sokourov. «Au départ, j’ai choisi de faire un road-movie, explique-t-il. Mais on ne peut pas vraiment définir le genre du film. D’ailleurs, je n’en comprends moi-même pas vraiment le style! C’est très réaliste mais il y a parfois des scènes grotesques ou romantiques. C’est un film très éclectique.»

Les têtes d'affiche

Viktor Nemets, l’acteur principal, est sympathique, mais son personnage peine à susciter la moindre empathie: il fait d’abord le contraire de ce qu’on ferait à sa place. Avant de faire carrément n’importe quoi. Ce qui ne va pas lui réussir.

Le plus 

Le titre. «Je l’ai choisi parce que je le trouve très cool», a expliqué le cinéaste en conférence de presse. C’est toujours ça.

Le moins

Le film dans son ensemble. On tient bon le premier quart d'heure, puis on décroche et on ne comprend plus rien. Les personnages non plus, d’ailleurs.

La réplique

- «C’est pas une route, c’est une direction»

- «Et elle va où, cette direction?» 

- «Nulle part.»

La video