Un festival d'images pour se faire son film

TELEVISION Les chaînes rivalisent d'imagination pour immerger leur public au coeur de l'événement...

Stéphane Leblanc (avec Capucine Cousin)

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Le « photocall » de Tarantino en 2008, que seule la chaîne du festival peut filmer.
Le « photocall » de Tarantino en 2008, que seule la chaîne du festival peut filmer. — LORENVU / NIKO / NIVIERE / SIPA

Les chaînes s'apprêtent à enfiler leurs plus belles tenues de soirée. Comme Canal+, qui déploie encore les grands moyens. « Pour offrir une couverture maximale », s'enthousiasme Manuel Alduy, le directeur du cinéma du groupe Canal+. En chiffres, c'est «500 personnes sur place, 10% de volume horaires en plus, de nouveaux rendez-vous comme “Le Cercle”, de Frédéric Beigbeder… et 6 millions d'euros dépensés.»

Coups de cœur en avant

Xavier Couture, le directeur des contenus d'Orange TV, a beau marteler vouloir devenir «un acteur majeur du monde de la diffusion de cinéma», ses quotidiennes de huit à vingt minutes souffrent encore de la comparaison. Le bouquet assure en revanche pour les films. Mais l'offre cinéphilique la plus vertigineuse vient d'Arte, grâce à sa politique de coproduction. La grille met cette année le cinéma roumain à l'honneur «à travers une rétrospective qu'on voulait faire depuis longtemps», précise Emmanuel Suard, le directeur adjoint des programmes d'Arte. Côté France TV, la principale nouveauté se trouve sur France 5, où Serge Moati consacre ses «Cinémas» du samedi à l'actualité cannoise. «Ça faisait dix ans que je n'étais pas venu sur la Croisette», savoure d'avance l'animateur-documentariste-producteur qui promet de mettre ses «coups de cœur» en avant.

Le nôtre pourrait s'appeler Enora Malagré. La pimpante jeune femme sévit sur Paris Première, où elle lance «Pouet Pouet Croisette», une émission «de détournement de l'actualité» où elle sévira «chaque soir en direct d'un ascenseur ou sur un voilier de ouf», déguisée en Sharon Stone ou Monica Bellucci. «De la boulette», comme elle dit.