« Samhain » : L’Irlandaise Kate Dolan joue la carte de l’horreur au féminin

SORCIERES Entre folie et sorcellerie, la réalisatrice Kate Dolan terrifie avec « Samhain » en salle ce mercredi

Caroline Vié
Caroline Bracken dans « Samhain » de Kate Dolan
Caroline Bracken dans « Samhain » de Kate Dolan — Cait Fahey/Star Invest Film
  • « Samhain » de Kate Dolan a reçu l’un des prix du Jury au Festival de Gérardmer.
  • La réalisatrice irlandaise revient sur les origines de la fête d’Halloween.
  • Elle signe un conte féministe autour d’une fille et de sa mère qui semble soudain habitée par une force malveillante.

« Les films d’horreur qui puisent dans le folklore sont les plus effrayants parce qu’ils en appellent à nos peurs les plus profondes, déclare Kate Dolan, réalisatrice de Samhain à 20 Minutes. Avec sa citrouille tatouée sur le bras, la jeune Irlandaise a fait trembler le Festival de Gérardmer et a obtenu un Prix du jury en revenant aux origines de la fête d’Halloween. Une grand-mère, une mère et une fille sont au centre d’un récit résolument féminin.


Elle mélange horreur viscérale et drame familial autour d’une maman, soudain habitée par une étrange créature qui peut aussi bien être un démon vicieux qu’une terrible maladie mentale. « La famille est la chose la plus terrifiante du monde », déclare la jeune héroïne ce que confirme ce premier long métrage glaçant.

Entre légendes celtiques et réalité

« J’ai joué sur l’ambiguïté entre des légendes celtes riches en sorcellerie et la folie d’une mère déséquilibrée, insiste la cinéaste. Elle transforme le quotidien de banlieusardes paisibles en pur cauchemar. Le spectateur a tôt fait de se glisser dans la peau de l’héroïne tentant de sauver sa mère et d’échapper à des camarades de classe malveillants. « La jeune fille vit une forme d’Halloween vraiment terrifiante, sans déguisement, ni sort, insiste Kate Dolan. Les peurs qu’elle doit affronter sont provoquées par son entourage ce qui est le pire qu’on puisse connaître, ce moment où on n’est plus en sécurité parmi les siens. » Samhain est de l’étoffe dont sont tissés les mauvais rêves où nous entraîne une réalisatrice très douée.