Scarlett Johansson et Robert Downey Jr. enfilent quelques tenues moulantes.
Scarlett Johansson et Robert Downey Jr. enfilent quelques tenues moulantes. — INDUSTRIAL LIGHT & MAGIC / MARVEL

CINEMA

Iron Man croise le fer avec séduction

Robert Downey Jr. réenfile l'armure rouge et or du super héros pour un deuxème volet...

Il était une fois un milliardaire qui profitait de son temps libre pour jouer le héros super dans un costume rigolo. Contrairement à son confrère Batman, Iron Man est un extraverti, enchanté de révéler au vaste monde sa double identité. Cela ne veut cependant pas dire qu'il se sent bien dans son armure rutilante.

L'homme de fer est mourant et doit de plus composer avec un savant russe résolu à le transformer en boîte de con­serve, des militaires décidés à en faire leur marionnette et un rival déterminé à l'envoyer à la foire à la ferraille. Jon Favreau, déjà réalisateur du premier opus, ne ménage pas son Iron Man, mais il l'a bien entouré. Du beau monde a embarqué sur le navire où Gwyneth Paltrow reprend son rôle de secrétaire-nounou et Favreau se réserve celui du meilleur ami tête de Turc.

Bagarres et dialogues enlevés

Dans le camps des « gentils », Scarlett Johansson étrenne des combinaisons moulantes ayant pour effet secondaire de désintéresser soudain certains spectateurs de l'intrigue. Dans celui des « méchants », Mickey Rourke, monolithe couvert de cicatrices et de tatouages, pose un regard désabusé sur Sam Rock­well, businessman retors.

Favreau laisse à chacun la possibilité de faire son tour de piste, mais offre le plus beau rôle à l'exceptionnel Don Cheadle, officier déchiré entre son devoir et son amitié pour le héros. Au mileu de ce chaos, Robert Downey Jr. règne avec un charisme serein entre bagarres casse-tout et dialogues à l'emporte-pièce. Si l'intrigue est moins complexe que celle du premier volet, l'action, l'humour, le suspense et la romance sont toujours présents démontrant avec éclat qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien au cinéma.