Un touchant récit amoureux Bleu comme le ciel kirghiz

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Un film aux paysages magnifiques.
Un film aux paysages magnifiques. — LFILMS

Besoin d'un bol d'air frais et d'aventures passionnées ? Tengri, le bleu du ciel ­apporte un dépaysement bienvenu. Tout n'est pourtant pas rose dans la vie d'une jeune femme mal mariée qui partage un passion ­interdite avec un ancien marin. La réalisatrice française Marie Jaoul de Poncheville connaît l'Asie ­centrale comme sa poche pour l'avoir beaucoup explorée au gré de ses documentaires et de ses téléfilms. Elle braque ici sa caméra sur le peuple kirghiz, nomades sédentarisés dont elle décrit la vie par le biais d'une histoire d'amour contrariée.

Accessible sans pittoresque
Immortalisant avec la même acuité l'étendue des paysages sous un ciel d'azur et les visages de protagonistes tourmentés, la cinéaste dépasse l'anecdotique pour faire découvrir l'existence quotidienne dans un monde méconnu des Occidentaux. En choisisssant de s'appuyer sur une fiction classique, elle rend son récit accessible sans pour autant céder aux facilités du pittoresque. La tendresse qu'elle porte à ses personnage nimbe un film surperbe et instructif sur lequel Tengri, divinité locale, doit certainement poser un regard bienveillant. Il devrait en être de même pour le spectateur qui oubliera bien vite longueurs et maladresses pour se laisser emporter dans un univers aussi profondément cruel que passionnément beau. On sort de la salle avec le cœur aussi satisfait que les yeux.C. V.