« Smile » : Le sourire de la mort qui tue fait peur, vraiment peur

HORREUR Cela ne rigole pas pour la jeune psychiatre qui bascule dans la folie après avoir vu une patiente souriante mourir dans « Smile », en salle ce mercredi

Caroline Vié
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Sosie Bacon dans « Smile » de Parker Finn
Sosie Bacon dans « Smile » de Parker Finn — Paramount Pictures
  • Après avoir vu une patiente souriante se tuer devant elle, une psychiatre est victime de visions atroces.
  • « Smile » donne une nouvelle signification au fait de sourire.
  • Ce thriller horrifique signé Parker Finn est diaboliquement efficace.


Souriez, vous allez vous suicider ! L’héroïne de Smile de Parker Finn suit une psychiatre qui sombre dans la folie après avoir vu une patiente se tuer devant ses yeux. Une mort qui la hante d’autant plus que, avant de se trancher la gorge, la jeune femme souriait de toutes ses dents. Librement adapté du court métrage Laura Hasn’t Slept, ce film d’horreur malin confronte l’héroïne à des visions atroces au point de lui faire perdre la raison.


« Vous voyez la peur que vous ressentez en vous réveillant d’un cauchemar ? Ce sentiment de panique qui persiste, même si vous avez conscience que cela n’était pas réel, explique le réalisateur dans le dossier de presse. Je voulais que Smile saisisse ce mal-être à l’écran. » Et c’est réussi ! L’héroïne est-elle folle ou victime d’une malédiction ? L’atmosphère de plus en plus pesante qui l’entoure fait prendre son parti. Ce thriller horrifique d’une efficacité diabolique doit beaucoup au jeu de Sosie Bacon (fille de Kevin Bacon et Kyra Sedgwick vue dans la série 13 Reasons Why) que sa douceur puis sa détermination rendent très attachante.

Une impression de malaise

Smile fait beaucoup penser à It Follows (2015) de David Robert Mitchell et au Témoin de mal (1998) de Grégory Hoblit qui ont clairement marqué le réalisateur. Pour son premier long métrage, Parker Finn parvient à trouver une atmosphère qui lui est propre. Peut-être parce que le sourire, symbole chaleureux, devient ici synonyme de morts violentes. Cette inversion des valeurs, particulièrement dérangeante, accentue le malaise qui se diffuse d’un bout à l’autre de ce film malin.