«Kick-Ass» ne casse pas des briques

ACTION Un film adapté d'un célèbre comics...

Caroline vié
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La vie n'est pas toujours simple quand on est un super-quelque-chose-man.
La vie n'est pas toujours simple quand on est un super-quelque-chose-man. — METROPOLITAN FILMS

Dans la famille superhéros, je demande Kick-Ass (littéralement «coup de pied au cul»), parodie de films de superhéros dont le nom se termine forcément par «man», réalisée par Matthew Vaughn. Un ado boutonneux s'y métamorphose en redresseur de torts au costume improbable faisant le coup de poing avec une guerrière de 12 ans mal embouchée et le papa de cette dernière, justicier sans pitié.

Vaughn s'est inspiré d'un comics de John Romita Jr. et Mark Millar, – ce dernier étant producteur exécutif du film – pour multiplier combats réglés et gags de potaches sur lesquels on n'a pas envie de cracher. La fidélité à la BD est d'ailleurs sidérante (lire encadré).

 

Boum sur la tête du public

 

La première moitié du film où le trio entame une lutte musclée contre un parrain vraiment très méchant est aussi originale que réussie. Mais le comique de répétition fatigue et on finit par se lasser de voir une môme, même délurée, jouer les mariées à la manière d'une Kill Bill miniature.

La performance grimaçante de Nicolas Cage, père qui comble sa progéniture de cadeaux tranchants et explosifs et la bande-son tonitruante, achèvent d'assommer le public. Malgré son titre prometteur Kick-Ass n'est pas assez rentre-dedans pour tenir sur la durée d'un long métrage.

copie conforme

Du moindre plan tordu à la plus petite prémolaire qui saute,tout ce dont on se délectait dans la BD (éd. Panini Comics), bijou d'intelligence décalée, est à l'écran. Une fan attitude qu'on n'avait plus vue depuis Watchmen de Zack Snyder. O. M.