«Dragons», la 3D se sent pousser des ailes

CINEMA Le nouveau long métrage du studio DreamWorks manie humour et prouesses visuelles...

Caroline Vié

— 

Le jeune Harold trahit une longue tradition viking en s'acoquinant avec un dragon.
Le jeune Harold trahit une longue tradition viking en s'acoquinant avec un dragon. — PARAMOUNT

DreamWorks y est arrivé! Depuis le temps que la firme de Jeffrey Katzenberg louchait jalousement sur les productions Pixar, ses magiciens sont enfin parvenus à les égaler avec Dragons, coréalisé par Chris Sanders et Dean DeBlois. De nombreux Français faisaient partie de l'équipe venue donner vie en 2D et en 3D à ses aventures au pays des Vikings. «Jeffrey aime vraiment l'animation et il sait se mettre à notre écoute sans être sur notre dos», explique Pierre-Olivier Vincent, directeur artistique qui travaille pour le studio depuis La Route d'Eldorado en 2000.

Devant Tim Burton au box-office


Le Français semble fier de cette histoire où un jeune fils de chef peu porté sur les combats copine avec un énorme dragon dont il fait à la fois sa monture et son ami. «On a beaucoup insisté sur la psychologie des personnages, peut-être davantage que dans les productions précédentes», précise-t-il. Le jeune Harold et sa grosse bébête trouveront rapidement leur place dans le cœur du spectateur.

Dragons vient d'ailleurs de détrôner l'Alice de Tim Burton au box-office américain. Preuve que le relief défendu par Jeffrey Katzenberg est très au point. «On n'en est plus au stade où la 3D ne servait qu'à balancer des choses à la tête du public», lance Kristof Serrand, directeur de l'animation.


On a souvent ici l'impression de voler avec le héros de ce conte initiatique et drôle où les gentes damoiselles manient l'épée comme des grosses brutasses et où les chevaliers préfèrent les reptiles cracheurs de feu aux blancs destriers. Après Kung Fu Panda, DreamWorks semble avoir trouvé la recette pour livrer des films distrayants, intelligents et visuellement bluffants.