Jane Campion: «Apprécier un film est affaire de curiosité»

INTERVIEW La réalisatrice de «Bright Star» explique pour quoi elle s'est intéressée au poète John Keats?

Recueilli par C. V.

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Atom Egoyan, Jane Campion et Bille August, 3 des 35 rélisateurs de «Chacun fait son cinema»...
Atom Egoyan, Jane Campion et Bille August, 3 des 35 rélisateurs de «Chacun fait son cinema»... — Victor Tonelli/Reuters

En quoi l'oeuvre du poète John Keats vous a-t-elle marquée?
Ses poèmes sont si sensibles, si délicats et si puissants. C'est sans doute pourquoi ils ont traversé le temps.

Comment avez-vous dirigé vos acteurs?
L'alchimie entre Abbie Cornish et Ben Whishaw a été immédiate. Je leur ai laissé une grande liberté pour ne pas prendre le risque de torpiller leur naturel. J'ai pensé que leur relation devait s'épanouir en douceur.

A qui destinez-vous «Bright Star»?
A toute personne qui est déjà tombée amoureuse. Quentin Tarantino m'a envoyé une lettre enthousiaste. C'est la preuve que c'est stupide d'avoir des idées reçues pour apprécier un film. En matière de goût, tout est affaire de curiosité.