James Cameron: «J'aimerais que mon film sorte la 3D du ghetto»

INTERVIEW Le réalisateur dévoile les coulisses du tournage d' «Avatar»...

Recueilli par C. V.
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Avez-vous eu du mal à monter le projet Avatar ?

Au début, les producteurs trouvaient le film trop écolo. Quand on leur a montré les Na'vis [les autochtones de la planète Pandora] en relief, ils ont été bluffés et n'ont plus fait de commentaires !

La production a-t-elle été douloureuse ?

C'était plus un marathon de quatre ans qu'une course contre la montre. Le problème des techniques de pointe, c'est qu'on ne devient compétent qu'une fois le film terminé ! Il me serait beaucoup plus facile de faire Avatar aujourd'hui qu'au début du tournage.

Envisagez-vous une suite ?

J'ai des idées, mais il faudra pour cela que le film fasse un carton, car il a vraiment coûté très cher. Je ne veux pas rester bloqué dans le même univers pendant trente ans comme George Lucas. On pourrait créer une structure de production spéciale et former un autre réalisateur pour me remplacer.

Pensez-vous qu'Avatar va bouleverser le cinéma ?

N'exagérons pas. J'aimerais déjà que mon film sorte le procédé relief du ghetto, à savoir l'animation et le cinéma d'horreur. Si Avatar permet de reconsidérer la 3D, je serai comblé !

Faudra-t-il attendre douze ans pour que vous tourniez un nouveau film ?

J'ai déjà un projet sur le feu... Je peux juste annoncer que les héros évolueront dans un univers liquide*.

Etes-vous toujours aussi mordu de cinéma ?

Je me suis un peu calmé depuis que je fréquente des océanographes et des savants qui considèrent ça comme un divertissement futile. Ça remet les choses à leur place.

*Il pourrait s'agir d'un remake du Voyage fantastique (1966) de Richard Fleischer.