James Cameron fait sa révolution numérique

CINEMA Le film «Avatar», du réalisateur, sort mardi soir en France...

Caroline Vié
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Il y aura un avant et un après Avatar. Jamais le spectateur n'avait ressenti une telle impression d'immersion dans les profondeurs de l'écran.

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Voyage fantastique

Au-delà de son histoire, captivante, cette fresque de science-fiction offre près de trois heures d'images et de sons à couper le souffle. Voilà bien un film qu'il est conseillé de voir en relief pour profiter pleinement de ce voyage fantastique sur la planète Pandora, où les rochers volent, la faune fascine et la flore enchante.



Ce procédé de la 3D, James Cameron l'utilise comme personne avant lui. Son travail sur la profondeur de champ est si réaliste qu'il est facile d'oublier que le film est en relief : pas question ici d'objets qui sautent au visage du spectateur ! On a vraiment l'impression de se retrouver au coeur de l'action, dans une forêt peuplée de créatures étranges, sur le dos d'un monstre volant ou étendu dans un hamac en pleine canopée.

«Performance capture»

Les amateurs des technologies de pointe seront éblouis par sa maîtrise de la « performance capture » où d'excellents comédiens se retrouvent métamorphosés en héros extraterrestres crédibles et attachants, mais dépourvus de chair et de sang. Le regard des Na'vis est si vivant qu'il est facile d'oublier que ces créatures bleues aux yeux jaunes sont purement virtuelles.

On est loin des premières tentatives de Robert Zemeckis à bord de son Pôle Express ! Et contrairement au Drôle de Noël de Scrooge, du même Zemeckis, sorti le mois dernier, James Cameron ne s'est pas appuyé sur une histoire préexistante, ni sur des décors réalistes : il a créé un univers complet tel qu'on n'en avait plus visité depuis Star Wars ou Matrix.

Si certaines images évoquent Moebius ou Miyazaki, le réalisateur a fait le choix de ne pas recourir à l'animation en ancrant son histoire dans une réalité alternative crédible. Titanic avait révolutionné les années 1990. Avatar devrait s'imposer comme un tournant majeur à l'aube des années 2010.