«Thirst», un film qui ne manque pas de mordant

CINEMA Chan-wook mélange comédie, horreur et fantastique...

Caroline Vié

— 

Scènes burlesques et orgasmes sanglants, dans Thirst de Park Chan-wook, tout finit dans un bain de sang.
Scènes burlesques et orgasmes sanglants, dans Thirst de Park Chan-wook, tout finit dans un bain de sang. — WILD SIDE FILMS

Pas facile d'assumer la double fonction de prêtre et de vampire, comme le héros de Thirst, ceci est mon sang. Triple fonction, puisqu'il est de surcroît amoureux de la femme d'un ami.

«C'est un personnage vraiment fou à lier que je me suis beaucoup amusé à jouer», explique le comédien Song Kang-ho. Les changements de ton abrupts, où les frissons cèdent la place à la franche rigolade, font toute la valeur de ce film, prix du jury à Cannes. On retrouve à la fois la violence crue d'Old Boy et les joyeux délires de Je suis un cyborg, les précédentes réalisations de Park Chan-wook, qui avoue son estime pour des oeuvres aussi différentes que le Nosferatu de Werner Herzog ou le Dracula de Francis Ford Coppola. Les âmes sensibles sortiront peut-être leurs gousses d'ail, mais les amoureux de cinéma original se pourlècheront les babines devant un film aussi original que transgressif.


Thirst, ceci est mon sang Bande Annonce du Film