«Terminator Salvation» en faillite

CINEMA Les producteurs du quatrième opus poursuivent leurs conseillers financiers et lancent un appel au microcosme hollywoodien pour se tirer du pétrin...

Sa. C.

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Terminator 4, avec Christian Bale
Terminator 4, avec Christian Bale — Sony Pictures Releasing France

Terminator Salvation aura été un très mauvais placement pour les producteurs du film, Derek Anderson et Victor Kubicek. Ils se sont placés mardi sous la protection du célèbre Chapitre 11 américain et en appellent désormais aux professionnels du cinéma pour s’en sortir.
 
39 millions de dollars de dettes
 
Bien que le film, sorti le 3 juin dernier, ait engrangé 370 millions de dollars dans le monde entier, Anderson et Kubicek n’ont pas pu se maintenir à flots. Selon le détail de la procédure judiciaire engagée mardi, ils n’ont pas les fonds pour rembourser plusieurs prêts consentis par un fond américain qui a financé l’acquisition des droits de la franchise (30 millions de dollars – 21 millions d’euros) ainsi que les dépenses courantes autour du film (9 millions de dollars – 6,3 millions d’euros). Au total, les producteurs ont donc 39 millions de dollars (27,3 millions d’euros) de dettes.
 
Pour rembourser leurs créances, ils ont lancé un appel aux professionnels du cinéma américain. Plusieurs personnalités d’Hollywood ont déjà répondu favorablement à leur appel et se sont portés volontaires pour figurer sur la liste des créditeurs. Parmi eux, Christian Bale, l’acteur principal du film Terminator Salvation, et Arnold Scwharzenegger, actuel gouverneur de la Californie dont la carrière d’acteur est étroitement liée à la saga Terminator. Même le scénariste américain oscarisé Paul Haggis, qui avait retravaillé sur le script du film réalisé par McG (né Joseph McGinty), figure sur la liste des bons samaritains, qui compte également de nombreux studios rivaux comme Universal, Sony Pictures Entertainment ou encore Warner Bros. Pictures.