«Les derniers jours du monde», une folle apocalypse

CRITIQUE On ne se lasse pas de Mathieu Amalric et Karin Viard...

Caroline Vié

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Karin Viard et Mathieu Amalric dans "Les derniers jours du monde"
Karin Viard et Mathieu Amalric dans "Les derniers jours du monde" — Wild Bunch Distribution
Le topo si vous avez manqué le début
La fin du monde est pour bientôt. Un homme prénommé Robinson (Mathieu Amalric), amoureux des joies de l’existence, décide de finir en beauté. Il part à la recherche de celle qu’il aime (la belle Omahyra Mota) et pour laquelle il a quitté son épouse (Karin Viard). Son périple va lui permettre de faire de nombreuses rencontres.

Les têtes à retenir
Mathieu Amalric prend un malin plaisir à montrer son corps dans ce film où il retrouve les frères Larrieu qui l’avaient déjà dirigé dans La Brèche de Roland (2000) et Un Homme, un vrai (2003). Sergi Lopez est remarquable aussi, lui qui avait joué dans un autre film des cinéastes, Peindre ou faire l’amour (2005). En revanche, pour les actrices Karin Viard et Catherine Frot, c'est leur première dans le monde des Larrieu.

Backstage
Ce film, c’est l’adaptation d’un roman d’anticipation écrit en 1990 par Dominique Noguez. Les cinéastes ont souhaité montrer l’apocalypse à hauteur d’homme. «Notre histoire suit l’itinéraire sentimental et sensuel d'un homme pendant les dix jours qui précédent la fin du monde», précisent-ils. Les réalisateurs ont tourné une partie de leur film à Toulouse où ils ont notamment investi la place du Capitole et l’hôtel de l’Opéra pour des scènes spectaculaires.

Le plus du film

Beaucoup d’émotion habilement mixée à la douce folie de l’univers des réalisateurs. Ce mélange d’humour et de désespoir, cette façon de jongler entre passé et présent: voilà quelques-uns des ingrédients du style des Larrieu, un style qui fait penser à des cinéastes aussi inventifs que Luis Buñuel et Jacques Rozier.

Le moins du film

Qui ne se laissera pas emporter par le ton délirant qui se dégage de ce film fleuve ne saura l'apprécier. Il est fort possible de trouver l’ensemble extrêmement agaçant surtout si l’on n’a pas apprécié Le Voyage aux Pyrénées, précédent opus des frangins.

La réplique qui tue
«C’est fou ce qu’on baise quand ça ne va pas.»
Karin Viard commente sa situation en sautant sur Mathieu Amalric.

La vidéo