Raimi met de l'eau dans son sang

CINEMA Le réalisateur signe «Jusqu'en enfer», un film d'horreur presque tous publics...

Caroline Vié

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L'héroïne Alison Lohman doit composer avec asticots, bave et autres fluides répugnants.
L'héroïne Alison Lohman doit composer avec asticots, bave et autres fluides répugnants. — Metropolitan FilmExport

Une banquière victime d'une malédiction après avoir humilié une cliente donne l'occasion à Sam Raimi de renouer avec ses premières amours d'amateur de fantastique. «J'ai mûri depuis Evil Dead, précise le réalisateur de la trilogie Spider-Man. Maintenant, je fais attention aux personnages et j'ai ajouté une nouvelle dimension psychologique à mon travail.»

Asticots, bave et autres fluides répugnants font partie des ingrédients avec lesquels l'héroïne, incarnée par Alison Lohman, doit composer au fil d'une série de péripéties horrifiques brillamment filmées. « Nous avons souhaité que les adolescents puissent voir le film dès 13 ans, précise le cinéaste. Il fallait donc que le spectateur ne soit pas totalement terrifié. » Ce conte moral, qui se veut également une réflexion sur la notion de choix, a fait rire et frissonner le public du Festival de Cannes, où il était présenté en séance de minuit. « C'est un hommage aux séries B des années 1980, précise Raimi, qui se démarque volontairement de délires gore comme Saw ou Hostel. « J'avais envie de retrouver l'atmosphère bon enfant et l'humour noir des films auxquels on emmène sa petite amie sans avoir peur de la rendre malade. » Des créatures superbes créées par le studio d'Howard Berger (Evil Dead, Freddy, Kill Bill) apparaissent dans des séquences d'anthologie comme une séance de spiritisme ou un combat dans un parking. Après ce retour réussi dans le monde du fantastique, Sam Raimi envisage toujours de donner une quatrième suite à Evil Dead. « J'espère que les fans qui la réclament me suivront d'abord dans Jusqu'en enfer, » précise le cinéaste. W