«Les Herbes folles», d'un Alain Resnais toujours plus jeune

CRITIQUE A nouveau réunis, Sabine Azéma et André Dussollier font des merveilles...

Stéphane Leblanc, à Cannes
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André Dussollier dans Les Herbes folles, d'Alain Resnais
André Dussollier dans Les Herbes folles, d'Alain Resnais — StudioCanal
Le topo si vous avez raté le début
Sabine Azéma se fait dérober son sac main, André Dussollier ramasse son portefeuille dans un parking et entreprend de retrouver sa propriétaire… Ce qui va entrainer les deux personnages dans une romance pleine de péripéties aussi rocambolesques qu’inattendues.

Les têtes à retenir
André Dussollier et Sabine Azéma, aussi truculents que d’habitude chez Resnais, mais aussi Anne Consigny en épouse de Dussollier, Emmanuelle Devos en collègue dentiste d’Azéma, et surtout Mathieu Amalric et Michel Vuillermoz en flics improbables et pourtant tellement vrais!

Le plus du film
On aime beaucoup ce film, plein de finesse et d’humour, avec un zeste de noirceur en prime et une liberté de ton inouïe. Les Herbes folles prend constamment ses personnages et le spectateur à contre pied. Tant mieux ! On dirait une sale blague d’un sale gosse. Etonnant de la part du doyen des cinéastes en compétition, âgé quand-même de 86 ans !
 
Le moins du film
Assez déroutant. Avec un humour et des apartés sans doute difficiles à comprendre pour un public non francophone.
 
La réplique qui tue
Sabine Azéma: «Je m’inquiétais pour vous.»

André Dussollier: «Vous m’aimez alors…»

Sabine Azéma: «On peut s’inquiéter sans aimer.»

André Dussollier: «Mais peut-on aimer sans s’inquiéter ?»

La vidéo