La filiale cinéma d'Orange sollicitée par le cinéma américain indépendant

CANNES Studio 37 recevait les journalistes ce jeudi midi...

A. A., à Cannes

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Artichauts au parmesan, roquette et carpaccio. Tel était le menu du déjeuner organisé par Studio 37, filiale d'investissement dans le cinéma d’Orange, ce jeudi midi à Cannes. Classe. Entre l’entrée et le dessert, Frédérique Delmas, la directrice générale, a évoqué l’impact de la crise sur l’industrie du cinéma.

«Une des conséquences de la crise est une d
emande pour davantage de partenariats, en particulier venant des Etats-Unis. Il y a une forte demande du cinéma indépendant américain qui n'est plus financé». En clair, on va vers plus de partage, comme vient de le faire TF1 en s’unissant avec UGC.

Selon elle, un autre effet de la crise se trouve dans «la prise de conscience générale sur la production de films d'une meilleure maîtrise des budgets». Attention, tempère-t-elle, cela ne veut pas dire «sous-financer des films, mais il n’y a aucune raison qu’on produise un film sans savoir si l’on reverra l’argent investi».

Un discours qui ne passait pas avant la crise, mais maintenant, si, reconnaît-elle, tout en précisant n’avoir «pas moins d'argent à investir avec la crise, mais nous allons investir différemment. »