Cannes côté nuit

CANNORAMA Immersion de notre envoyé spécial dans les fêtes cannoises...

Cédric Couvez

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Jean-Claude Jitrois et Sarah Marshall étaient de la partie lors de la fête d'ouverture organisée par Pixar à Cannes, le 13 mai 2009.
Jean-Claude Jitrois et Sarah Marshall étaient de la partie lors de la fête d'ouverture organisée par Pixar à Cannes, le 13 mai 2009. — C. COUVEZ / 20 MINUTES

Le bal est ouvert, le bar aussi! Pour célébrer la projection de «Là-haut», Disney Pixar a lancé mercredi soir les hostilités cannoises en offrant une belle nouba sur la plage du Carlton. Dès 23 heures, ça joue sévèrement des coudes à l’entrée pour fouler l'onirique pelouse synthétique qui recouvre le sol. Mille deux cents privilégiés ont reçu le carton d’invitation, de quoi créer un joli bazar.

Question déco, les hôtes ont mis le paquet. Sur le ponton, la maison volante du film est reproduite et élevée par une nuée de ballons. «On a fait ça à l’arrache, sans autorisation» lâche secrètement un des organisateurs. Si la crise est sur toutes les langues en ce début de festival, elle ne s’est pas invitée au buffet. Macarons à foison, saladiers de fruits exotiques et autres douceurs étaient là pour éponger les litres de champagne écoulés. Sur la piste, ça se trémousse gentiment. Derrières les platines, Mr Boo passe de la musique généraliste: «Je ne peux pas sortir des sentiers battus, c’est un peu trop corporate pour passer des pépites branchées.» assure le Dj parisien.

Quelques pas de danse et l’on part à la chasse aux stars. Tiré à quatre épingles dans son smoking, Saïd Taghmaoui ripaille dans le carré vip en compagnie de Pete Docter, réalisateur du film. Plus loin, Jean-Claude Jitrois, l’enfant du pays, est pendu au bras de son égérie, la sublime Sarah Marshall. « J’ai monté les marches en filmant avec une petite caméra du Grand Journal de Canal +, je suis donc presque dans le monde du cinéma maintenant!» s’amuse le couturier.

Deux heures du matin, les happy-few rentrent se coucher. A défaut de se mettre à l'envers, les festivaliers pensent déjà à la projo du lendemain: «Merde, il est tard… Je dois me lever à l’aube» confie Henry Chapier. Cannes n’est pas un sprint mais une course de fond.