La comédienne Yolande Moreau a comme des visions sociales

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Yolande Moreau.
Yolande Moreau. — B. COUTIER / NOUVELOBS / SIPA

« Cannes, c'est vraiment la fête du cinéma,

s'enthousiasme Yolande Moreau. Toute cette effervescence, ça ne ressemble pas trop à ma façon artisanale de travailler, bien sûr, mais au moins on peut voir plein de bons films. » Et parfois là où on ne les attend pas. Comme à l'Acid, cette section « off » du festival, où elle avait montré Quand la mer monte bien avant que le film, coréalisé avec Gilles Portes, ne devienne un succès. Ou dans ce programme encore plus marginal, Visions sociales, dont elle a accepté d'être la marraine « parce que j'aime le cinéma qu'ils défendent ». Des valeurs humanistes que l'on retrouve dans chacun des vingt-deux films regroupés par la Ccas (les comités d'entreprise de EDF et GDF) et qui seront projetés à partir de samedi au château des mineurs, à La Napoule.

Les séances sont non seulement ouvertes au public, mais gratuites. Certains films sont déjà sortis en salle, comme Louise Michel, qui permettra à Yolande de discuter avec son public, mais chaque section parallèle a offert un de ses inédits. Et pas des moindres : on y trouve Adieu Gary ou Les Beaux Gosses qu'on aime beaucoup. Mais aussi Mother, le nouveau Bong Joon-ho qu'on attend avec impatience ce week-end à Un Certain regard. W

Stéphane leblanc