« C'est très élitiste, car J'exige du glamour »

Recueilli par Cédric Couvez

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C. COUVEZ / 20 MINUTES

Quel est le concept du Jimmy'z ?

Depuis quatre ans, ce club éphémère niché dans les entrailles du Palais des festivals propose à ses invités un espace de détente, de fête et de glamour, le tout de minuit à 4 h du matin. La décoration est très sobre mais ultrachic, avec plein de canapés pour se sentir comme à la maison. Nous disposons aussi d'une magnifique terrasse qui donne sur le port afin de s'aérer après quelques pas de danse sur la piste.

Quelle est la clientèle du lieu ?

Notre cible est composée à 80 % de personnes du cinéma, le reste gravite dans le milieu de la mode. C'est avant tout des amis de longue date qui viennent me faire un bisou et écouter les mixes d'Ariel Wizman ou de Michael Canitrot. Beaucoup de stars sont des accros du Jimmy'z, comme Marion Cotillard, Diane Kruger ou encore Michel Denisot. Il n'y a que 400 cartes de membres nominatives pour garantir l'exclusivité du lieu où tout est gratuit !

Et pour les autres personnes, l'entrée au club est-elle possible ?

La politique d'admission est très élitiste car j'exige du glamour. Ça ne veut pas forcément dire smoking obligatoire, mais il faut faire un vrai effort pour sortir. Cannes est le plus beau des festivals, et dans notre écrin, je veux que tout le monde rayonne. Mesdames, à vos petites robes de soirées et vos beaux talons.

Avez-vous des anecdotes au sujet des précédentes éditions du Jimmy'z ?

J'ai beaucoup d'images en tête. La première, c'est celle de l'acteur américain Matt Dillon qui arrive à 3 h du matin et me demande un steak-frites avec une bouteille de Bordeaux. J'ai fait un aller-retour au Majestic pour lui livrer. Je me souviens également de Sharon Stone, dansant pieds nus sur la piste avec plein de petits producteurs français...

Le Jimmy'z ne connaît donc pas la crise ?

On fait tout pour continuer à faire de belles choses même si les budgets sont réduits. Cette année encore, nous avons de très beaux sponsors comme Belvedere ou Audi mais pour la première fois je suis coproductrice du club. J'ai investi 80 000 euros de ma société pour faire vivre cet endroit. Je ne suis pas une pro de la nuit et ne fais cette activité que quinze jours par an. Mon vrai métier, c'est femme d'affaires. W