Noomi Rapace, la vraie star de «Millenium»

CINEMA Elle interprète Lisbeth Salander, l'héroïne énigmatique et fascinante de la saga de l'écrivain suédois Stieg Larsson...

Sandrine Cochard

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Une vraie révélation pour cette actrice scandinave jusque-là inconnue.
Une vraie révélation pour cette actrice scandinave jusque-là inconnue. — UGC

Encore inconnue il y a quelques semaines, l’actrice suédoise Noomi Rapace est la nouvelle enfant chérie des médias. Il faut reconnaître qu’elle crève l’écran en Lisbeth Salander dans «Les hommes qui n’aimaient pas les femmes», premier film adapté de la saga «Millenium» écrite par Stieg Larsson qui sort mercredi sur les écrans français (voir notre diaporama). Charismatique et énigmatique, elle éclipse les autres personnages et promet d’être la nouvelle actrice qui monte. Explications.
 
Elle est parfaite en Lisbeth Salander
En décrochant ce rôle, Noomi Rapace était attendue au tournant. Le personnage imaginé par Stieg Larsson est devenu culte dans le monde entier et les fans craignent d’être déçus par sa transposition sur grand écran. C’est sans compter sur la détermination de l’actrice. «J’avais peur qu’ils me trouvent trop féminine, a-t-elle expliqué dans «Le Parisien». J’ai dit au metteur en scène que je pouvais transformer mon corps, me couper les cheveux, me faire des piercings. Ce personnage avait des résonances en moi.» La jeune femme sexy de 29 ans perd 5 kilos, se forme durant sept mois à la boxe thaïe, se fait poser des piercings et sacrifie sa longue crinière noir corbeau pour devenir la détective privée énigmatique au look androgyne. Depuis la sortie du film en salle en Suède, le 27 février dernier, la presse ne tarit pas d’éloges sur sa prestation jugée «exceptionnelle».


 
C’est une nouvelle tête
Née en Suède, Noomi Rapace «a grandi en Islande, viré punk à Copenhague, est devenue comédienne à Stockholm», détaille «L’Express». Un pedigree qui lui assure la curiosité du public et des médias. Pour ne rien gâcher, l’actrice sait rester accessible malgré son tout nouveau statut de star.
 
Elle a un côté sombre
Actrice autodidacte, Noomi Rapace a une attirance pour les rôles durs, bien loin de ceux habituellement réservés aux jeunes premières. Avant de tourner dans «Millénium», elle a joué dans «Daisy Diamond» le rôle d'une mère qui maltraite son bébé. En ce moment, elle est sur les planches, dans la peau de Médée... «On a tous un monstre qui sommeille en nous, même petit, déclare-t-elle. Le cinéma et le théâtre me permettent d'explorer cette face sombre.» Son charisme va au-delà de son physique, trahissant une expérience de vie parfois difficile. Partie de chez ses parents à 15 ans, la jeune femme a vu certains membres de sa famille être internés en hôpital psychiatrique. «Une famille de cinglés et d’alcooliques» assène-t-elle pour expliquer ce qui l’a poussée à changer son patronyme, Norrén, en Rapace. «Tout le monde a une agressivité en soi. Elle peut être enfouie et très contrôlée chez certains. Pour le rôle, je l’ai laissé sortir, explique-t-elle à «Libération». Je pense que c’est bien d’être conscient de sa propre violence et de celle des autres. En Suède, ce n’est pas normal de se mettre en colère, de crier. Les gens sont policés. Ils finissent par exploser.» On ne lui souhaite pas.