«Coco», une vraie comédie à la noix

CINEMA Le dernier film Gad Elmaleh, qui met en scène un personnage de ses précédents spectacles, déçoit...

C.V.

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Est-ce parce qu'il s'est lui-même mis en scène en Coco, héros mégalo féru de bling-bling? Toujours est-il que Gad Elmaleh est pratiquement de tous les plans. Et ses partenaires, excepté ­Depardieu ou Manu Payet, se retrouvent noyés dans la logorrhée verbale et gestuelle du comique.



Mais contrairement à Chouchou, autre personnage de one-man-show adapté à l'écran, Coco ne prend pas au cinéma. Jeux de mots à deux balles (« J'ai Manaudou » à la place de « J'ai mal au dos » en sortant de la piscine) et gags laborieux (le « grand rabbin » qui se révèle un homme de grande taille) peinent à arracher de vagues sourires. Des expressions destinées à entrer de plain-pied dans le langage populaire comme « Je vais vous éclater » et des moments de tendresse entre le héros et son fils, pour lequel il tente d'organiser une bar-mitsvah, donnent à penser que Gad Elmaleh a imaginé son film en comédie culte, mais n'a obtenu qu'un film cucul.