«Mia et le migou», magique

CINEMA En Amérique du Sud, une petite fille part à la recherche de son papa, victime d'un accident sur un chantier lointain. Son créateur, Jacques-Rémy Girerd, enchante avec un film poétique...

Caroline Vié

— 

DR

En Amérique du Sud, une petite fille part à la recherche de son papa, victime d'un accident sur un chantier lointain. Elle s'appelle Mia et elle ne va pas tarder à croiser le fameux Migou: une créature tendre en parfaite communion avec une nature que les hommes détruisent par appât du gain.



Mia et le Migou est un enchantement visuel, doublé d'un message écologique pertinent. Son créateur, Jacques-Rémy Girerd, nuance toutefois : « Je ne réfléchis pas en ces termes. Les problèmes d'environnement font partie de moi. »

Il aura fallu six ans au réalisateur de La Prophétie des grenouilles pour donner vie à ce conte magique. Exécuter « 500 000 dessins à la main, ça ne se fait pas en soufflant dessus. Mon film est un mélange d'artisanat et de techniques de pointe », explique le cinéaste, qui tient à rester personnellement en contact avec les 200 techniciens de son studio Folimage, « pour garder une dimension humaine dans [son] travail ». S'il a demandé à des acteurs connus comme Dany Boon (qui n'avait pas encore tourné Bienvenue chez les Ch'tis) de doubler ses personnages, il a aussi fait appel à son fils, Charlie, et à une de ses camarades, Garance Lagraa, pour doubler Mia et le gamin solitaire qui partage ses aventures. « J'ai auditionné 800 enfants, puis j'ai fini par accepter l'évidence : ils étaient parfaits pour les rôles », avoue le réalisateur. A raison.

L'ambiance ludique et poétique du film n'est pas sans rappeler celle de Mon voisin Totoro, de Miyazaki, ou du Kirikou de Michel Ocelot. « Ces comparaisons me flattent, dit-il, mais elles ne sont pas forcément justifiées. Je crois avoir créé mon propre univers. »