Cinéma

«Il aurait fallu être fou pour refuser ce film»

INTERVIEW – Kad merad monte au front pour faire rire dans «Faubourg 36», le nouveau film de Christophe Barratier

Kad merad monte au front pour faire rire dans «Faubourg 36», le nouveau film de Christophe Barratier. Interview.

Vous jouez un comique qui se compromet pour faire rire. Seriez-vous prêt à aller jusque-là?

Mon personnage est un homme désespéré qui a besoin d'argent autant que de reconnaissance. Je n'ai pas ce problème. Et contrairement à lui, avec mes origines, il me serait difficile de frayer avec l'extrême droite ! J'apprécie le succès, mais pas à ce prix-là.

Comment passe-t-on du Pas-de-Calais d'aujourd'hui, dans Bienvenue chez les ch'tis, au Paris de 1936?

Ç'a été d'autant plus évident que je répétais les numéros musicaux de Faubourg 36 tout en tournant Les ch'tis. Dany Boon n'en revenait pas. Je bossais même le week-end, mais après tout, nous autres, comédiens, on n'est pas là pour se tourner les pouces...

Vous sentez-vous aussi célèbre que Leonardo DiCaprio depuis que Les ch'tis ont talonné Titanic au box-office ?

J'ai moins de cheveux que DiCaprio et Dany Boon ne ressemble pas vraiment à Kate Winslet ! Mais je sens la notoriété quand je vais au supermarché : les bambins sont hystériques en voyant le « mec des ch'tis » et leurs parents essaient d'avoir l'air plus cool, mais ils sont souvent tentés de m'appeler « biloute ».

Faites-vous un concours du plus grand nombre de films tournés par an avec Clovis Cornillac ?

On n'y a pas pensé, mais je crois que je le bats cette année ! J'aime mon métier car je l'apprends davantage sur chaque tournage. Dans Faubourg 36, je me suis retrouvé à Prague, dans des décors de rêve, à danser et à chanter. Il aurait fallu être fou pour refuser ce film.

Vous reverra-t-on à la télé ?

Pourquoi pas? Je n'aurais rien contre le fait de retrouver l'excitation des « années TV » avec Olivier Baroux. Ce côté immédiat me manque. J'aimais la contrainte d'écrire et de jouer très vite. Ça oblige à être constamment sur le qui-vive, bien plus qu'au cinéma.