Madonna, double face

Alice Antheaume, à Cannes

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Les autorités du Malawi sont sur le point d'accorder à la chanteuse américaine Madonna le droit d'adopter un enfant de ce pays, a indiqué vendredi un responsable judiciaire citant un document interne.
Les autorités du Malawi sont sur le point d'accorder à la chanteuse américaine Madonna le droit d'adopter un enfant de ce pays, a indiqué vendredi un responsable judiciaire citant un document interne. — AFP/Archives

Madonna, tigresse sur scène avec ses cuissardes et sa cravache, est arrivée en robe fleurie violette, ce jeudi midi, à Cannes, dans un salon du palace Majestic. Un dress code bien plus approprié pour la star, venue présenter «I am because we are», un documentaire qu’elle a écrit et produit sur les enfants du Malawi dont les parents sont morts du sida.

Plutôt satisfaite, elle a confié que «présenter ce film à Cannes a permis de générer le buzz espéré». De fait, le salon qui accueillait sa conférence de presse était bourré à craquer de journalistes venus de tout pays. Nathan Rissman, le réalisateur du film, est le «jardinier» de Madonna. «J’ai longtemps été employé par la famille Richie et ai fait plein de métiers chez eux», confirme l’intéressé. «J’ai remarqué qu’il faisait toujours les choses à fond», tente de rattraper la chanteuse.

Une journaliste à la chanteuse: «N’est-ce pas difficilement conciliable de faire un documentaire sur le Malawi et de passer des nuits au Carlton», un palace cannois où Madonna a exigé l’installation dans sa suite d'un tapis de course, d'un rameur, d'un appareil de simulation de ski de fond? Oui, c’est le grand écart, a concédé la star. Mais «de tels extrêmes forment la beauté de la vie. Car peu importe ce qu’on a, on a tous des problèmes.»

Madonna a insisté: en se rendant au Malawi, elle pensait sauver des enfants et changer leurs vies. «En fait, ce sont eux qui ont changé la mienne.» Moralité: «pour changer le monde, commencer d’abord par changer vous-même».


Madonna, le Malawi et Florence Foresti
«J’ai fini par avaler ce qu’avait écrit la presse sur l’adoption de David et sur le supposé kidnapping que j’étais en train de faire», a regretté Madonna. Pourtant, elle n’en veut à personne, assure-t-elle, même pas à Florence Foresti, qu’elle ne connaît pas, mais dont on lui a expliqué que l’humoriste avait fait un sketch parodique sur cette adoption. «Je te pardonne, Florence, a souri la chanteuse. Tu peux dormir tranquille!»