A Cannes «il ne faut rien attendre et tout espérer!»

INTERVIEW Jean-Pierre et Luc Dardenne présentent Le silence de Lorna à Cannes...

Recueilli par Caroline Vié

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Le Festival de Cannes persiste et signe : après une Palme d'or décernée l'an dernier au très social "L'enfant" des frères Dardenne, le jury a choisi de récompenser à nouveau un cinéma engagé et politique en couronnant le film de Ken Loach sur la guerre d'indépendance irlandaise.
Le Festival de Cannes persiste et signe : après une Palme d'or décernée l'an dernier au très social "L'enfant" des frères Dardenne, le jury a choisi de récompenser à nouveau un cinéma engagé et politique en couronnant le film de Ken Loach sur la guerre d'indépendance irlandaise. — François Guillot AFP/Archives

Jean-Pierre et Luc Dardenne présentent Le silence de Lorna à Cannes.

Que ferez-vous si vous obtenez une troisième Palme d’or?
Luc On n’est pas là pour ça! Franchement, je ne dis pas ça pour avoir l’air blasé. Je refuse de penser au prix car je ne suis pas dans la tête du jury.
Jean-Pierre On est déjà contents d’être là! Cannes, c’est génial, mais très stressant. Se dire qu’on ne peut pas avoir la Palme d’or enlève une angoisse. On peut profiter du festival !

Pensez-vous que votre actrice, Arta Dobroshi, a une chance au Palmarès ?
Jean-Pierre C’est imprévisible, mais elle le mériterait vraiment car elle a vraiment donné beaucoup au film. Je serai heureux pour elle si cela se produisait.
Luc J’ai entendu dire qu’il y avait beaucoup de belles performances d’actrices cette année, donc il ne faut rien attendre et tout espérer!

Comment expliquez-vous la présence d’un grand nombre de films belges au festival?
Jean-Pierre Cela vient de la politique culturelle de notre pays qui favorise la production et permet ainsi l’émergence de nouveaux talents.
Luc On a d’ailleurs invité tous les réalisateurs belges présents à monter les Marches pour notre film hier soir. Puis, on les a conviés à notre fête, c’était gai comme tout !