«Merde» : Le retour gonflé de Leos Carax

CRITIQUE Son film a fait rire le jury d'Un Certain regard, sans vraiment l'impressionner...

S. L.
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Des trois moyens-métrages de Tokyo, film composé à la façon de «Paris je t’aime» ou de «New York stories», ce n’est sans doute pas le plus réussi. Mais le retour de Leos Carax au cinéma, avec un petit film qui s’intitule «Merde» a le mérite de donner le ton: gonflé!

On y voit Denis Lavant, improbable monstre des égouts mettre Tokyo à feu et à sang. Et on l’entend vociférer, lors du procès qui s’en suit, que s’il n’aime pas les Japonais, c’est «parce qu’ils vivent trop longtemps et qu’ils ont des yeux en forme de sexe de femme: c’est dégoûtant.»

C’est de l’humour, bien sûr, et le film, produit par des Japonais, a bien fait rire jeudi le public de la section Un Certain regard. A défaut de réellement l’impressionner comme l’ont fait les deux autres films, plus poétiques et maitrisés, signés Michel Gondry et Bong Joon-ho.