VIDEO. «My Wonder Women»: Le créateur de Wonder Woman l'avait imaginée donneuse de fessées

BIOPIC « My Wonder Women » revient sur la vie du créateur de la superhéroïne, homme libre incarné par Luke Evans...

Caroline Vié

— 

Luke Evans, Rebecca Hall et Bella Heathcote dans My wonder women d'Angela Robinson
Luke Evans, Rebecca Hall et Bella Heathcote dans My wonder women d'Angela Robinson — LFR Films
  • Luke Evans incarne William Moulton Marston dans « My Wonder Women ».
  • Inventeur de la superhéroïne Wonder Woman, ce scientifique vivait avec deux femmes.
  • Son personnage a été beaucoup édulcoré au fil des années.

Il a fallu pas moins de deux femmes à William Moulton Marston (1893-1947) pour lui inspirer le personnage de Wonder Woman ! Dans le biopic My Wonder Women, Luke Evans incarne ce savant, inventeur du détecteur de mensonge, qui vécut en parfaite harmonie avec deux compagnes : son épouse Elizabeth ( Rebecca Hall) et sa maîtresse Olivia Byrne ( Bella Heathcote).

« Le polyamour n’était pas bien vu à cette époque, explique Luke Evans à 20 Minutes et sa façon de vivre lui a coûté sa carrière universitaire. C’était un homme remarquable, scientifique brillant et esprit libre. » C’est en 1941 que William Moulton Marston donne vie à Wonder Woman, la première superhéroïne, « une alternative à toute la violence masculine », dans le numéro 8 de All Star Comic.

A l’épreuve du temps

« Il s’était recyclé dans le cinéma et la bande dessinée et avait une vision totalement anticonventionnelle de la vie, surtout pour les années 1940, insiste Luke Evans. Le personnage de Wonder Woman en découle ». La superhéroïne ne tue pas les méchants : elle les oblige à dire la vérité avec son lasso, qui est une version fictive du polygraphe, l’autre grande œuvre de l’auteur. « La liberté et l’amour qui se dégagent de cette héroïne lumineuse lui ont permis de résister au temps », estime le comédien.

Une bisexualité évidente

Sans être fan des comics de Wonder Woman, Luke Evans connaissait bien son incarnation parLynda Carter dans la série télévisée des années 1970. « Wonder Woman a été un modèle pour beaucoup de petites filles et elle continue aujourd’hui sous les traits de Gal Gadot », insiste l’acteur. L’héroïne à la bisexualité évidente a cependant été fort adoucie dans le film de 2017. « Il serait difficile de montrer aujourd’hui Wonder Woman donnant la fessée, reconnaît Luke Evans. Elle le faisait pourtant au départ, dans les œuvres originales, tout comme son créateur adepte de pratiques sadomasochistes. »

Habillée pour le sport

Bien que féministe, Wonder Woman a fait polémique au moment de la sortie du film de Patty Jenkins. Elle a été jugée trop blanche, trop pin-up et trop peu vêtue pour être considérée comme ambassadrice de l’ONU. « William Moulton Marston estimait qu’elle était habillée de façon athlétique et ne voyait rien de choquant à cela, s’amuse Luke Evans. C’est amusant de penser que cela fasse encore jaser aujourd’hui ! » Comme son auteur et ses amantes, la belle amazone fait fi du qu’en-dira-t-on. En cela, elle est digne de la vie exceptionnelle du trio de My Wonder Women.