VIDEO. «Taxi 5»: «On s’est permis un peu de caca et de vomi car ça fait rire les enfants»

INTERVIEW Le réalisateur Franck Gastambide et son complice Malik Bentalha partagent la vedette de « Taxi 5 ». Ils expliquent à « 20 Minutes » comment ils se sont appropriés la saga…

Caroline Vié
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Franck Gastambide et Malik Bentalha dans Taxi 5
Franck Gastambide et Malik Bentalha dans Taxi 5 — EuropaCorp distribution
  • Franck Gastambide et Malik Bentalha racontent comment ils ont imaginé leur « Taxi 5 ».
  • Le duo de « Pattaya » a voulu s'offrir un film tout public en mêlant leur humour au sens de l’action de Luc Besson.

Amis à la ville, partenaires au cinéma, Franck Gastambide et Malik Bentalah partagent la vedette de Taxi 5 . L’un en flic parisien envoyé au placard à Marseille, l’autre en petit délinquant grande gueule et maladroit, qui se retrouvent tous les deux aux prises avec une bande d’Italiens.

Le duo avait déjà collaboré sur Pattaya où ils partaient vivre des aventures frappadingues en Thaïlande en attirant deux millions de spectateurs à leur suite dans les salles françaises. Leurs retrouvailles confirment que les copains n’ont pas fini d’étonner. Leur secret : ils bossent comme des dingues, ne laissant rien au hasard. Il suffit de les entendre discuter des extraits du film qu’ils destinent à une émission télévisée pour comprendre que ces deux-là sont aussi sérieux dans leur boulot que drôles à l’écran. 20 Minutes les a rencontrés.

Votre premier souvenir de « Taxi » ?

Franck Gastambide : C’était pour le premier film dans un cinéma de Melun-Senart (77) qui était bondé. On s’était entassé à six dans une Clio pour y aller et on avait la conviction que le film correspondait à nos codes, qu’il était fait pour nous.

Malik Bentalha : C’était à Laudun, petite ville du Gard (30) dont je suis originaire. J’avais une dizaine d’années et je suis rentré en grugeant par l’arrière du cinéma. J’ai donc volé cinq euros à Luc Besson. Il faut que je pense à les lui rendre.


En quoi votre « Taxi » est-il différent ?

MB. : On a essayé d’y injecter notre univers et notre humour sans pour autant perdre l’identité de la saga. L’idée était d’être accessible à tous. C’est notamment pour cela que Franck a voulu éviter les gros mots. Dès que je concluais une phrase par « putain », il me faisait recommencer la prise.

FG : Je voulais que le film soit à la fois moderne et familial. C’était cela mon principal défi. Il fallait éviter que le public se dise qu’il voyait Pattaya 2 ! On a donc fait soft sur les blagues de cul et les grossièretés mais on s’est quand même permis un peu de caca et de vomi car ça fait rire les enfants. Et nous aussi !


Vous acceptez tous les types de vannes dans votre « Taxi » ?

MB : Toutes quand elles nous paraissent drôles et qu’elles ne sont pas méchantes. Franck me pousse à aller sans cesse plus loin et il a toujours raison dans ses excès. Je discute parfois un peu mais je ne lui refuse rien et je finis même par dépasser ce qu’il me demande.

FG : Il n’est pas facile de chier sur un nain comme Malik l’a fait dans Pattaya ! Il est encore moins évident d’être le nain qui prend le caca ! Je reconnais que je ne ménage pas mes comédiens mais je traite mes personnages avec tendresse car j’aime voir gagner les losers.

Vous osez même appeler un nain… un nain !

FG : Assez du politiquement correct ! Je ne suis pas un homme qui n’a pas de cheveux mais un chauve. Anouar Toubali n’est pas une personne de petite taille mais un nain ! Il a compris le potentiel comique que génère sa taille et s’en amuse avec nous. Il est prêt à tout.

« Taxi 5 » est une comédie d’action ou un film d’action comique ?

MB : Nous avons tenté de trouver un équilibre entre les deux pour que personne ne se sente spoilé. Les réactions des spectateurs lors des premières projections nous ont rassurés. A Marseille, on se serait cru en plein match de foot !

FG : Luc Besson m’a laissé une grande liberté pour tout ce qui concerne l’humour. J’étais friand de ses conseils concernant l’action et la façon de toucher le plus large public. Taxi 5, c’est le choc entre mon univers et le sien.