VIDEO. Mort de Stéphane Audran: Les cinq rôles les plus mémorables de l'actrice

CINEMA C’est notamment chez Claude Chabrol que Stéphane Audran a incarné les personnages les plus marquants…

F.R.

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Stéphane Audran dans le film «Le Festin de Babette».
Stéphane Audran dans le film «Le Festin de Babette». — NANA PRODUCTIONS/SIPA
  • Stéphane Audran est décédée ce mardi, à l’âge des 85 ans, des suites d’une maladie.
  • L’actrice a mené une longue carrière de la fin des années 1950 à 2008.
  • Parmi les rôles les plus marquants qu’elle a joués figurent ses prestations dans « Le Charme discret de la bourgeoisie » ou « Le Festin de Babette ».

Stéphane Audran est décédée ce mardi, à l’âge de 85 ans. L’actrice, dont la dernière apparition au cinéma remonte à 2008 - dans La Fille de Monaco d’Anne Fontaine - aura constitué en cinquante ans de carrière une filmographie riche de grands films. Voici ses prestations les plus marquantes…

  • Les Biches (1968)

En 1959, Claude Chabrol confie un rôle à Stéphane Audran dans Les Cousins. Elle n’y a qu’une réplique, mais le courant passe. Même plus que ça : l’amour vient s’en mêler et l’actrice épouse le réalisateur en 1964. Ensemble, ils auront un fils, Thomas. Avec Les Biches, sorti en 1968, elle décroche son premier prix d’interprétation pour un rôle de bourgeoise – un emploi qu’elle aura l’occasion de retrouver à de multiples reprises au cours de sa carrière. Elle repart avec l’Ours d’argent de la meilleure actrice au Festival de Berlin.

  • Le Boucher (1970)

En 1970, toujours sous la direction de Claude Chabrol, Stéphane Audran incarne dans Le Boucher, Hélène David, une institutrice qui tombe amoureuse de Popaul joué par Jean Yanne. Au même moment, une série de meurtres est commise et la romance vire au thriller. Un drame mâtiné de suspense qui vaut à la comédienne un Prix d’interprétation féminine au Festival de Saint-Sébastien (Espagne).

  • Le Charme discret de la bourgeoisie (1972)

Dans Le charme discret de la bourgeoisie, en 1972, Stéphane Audran est l’une des convives d’un dîner mondain sans cesse reporté. Une farce pince-sans-rire teintée d’onirisme et signée Louis Bunuel, qui lui a permis de taper dans l’œil des spectateurs britanniques. Résultat : un Bafta – l’équivalent des César outre-Manche – de la meilleure actrice.

  • Violette Nozière (1978)

Dans Violette Nozière, Stéphane Audran est Germaine, la mère de l’empoisonneuse parricide à laquelle Isabelle Huppert prête ses traits. Cette dernière a été récompensée du prix d’interprétation féminine à Cannes en 1978 puis, l’année d’après, par un César de la meilleure actrice. Stéphane Audran, elle, décrochera le César du meilleur second rôle féminin, son premier et unique trophée français de sa collection.

  • Le Festin de Babette (1987)

Le Festin de Babette, réalisé par le Danois Gabriel Axel, est sans doute le rôle le plus marquant de la filmographie de Stéphane Audran. C’est elle qui incarne la cuisinière du titre, concoctant des agapes, qui ont mis l’eau à la bouche des cinéphiles du monde entier. Le film décrochera, en 1988, un Oscar du meilleur film non-anglophone. Les Roberts, les César danois, auréoleront la Française du prix de la meilleure actrice.