«50 nuances plus claires»: le film devra être interdit aux moins de 12 ans

CINEMA L’association Promouvoir avait déposé une requête en référé pour obtenir l’interdiction aux moins de 12 ans de ce film sorti le 7 février, « en raison de sa promotion du sadomasochisme »…

N.Sa avec AFP

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Jamie Dornan et Dakota Johnson lors de l'avant-première de
Jamie Dornan et Dakota Johnson lors de l'avant-première de — Francois Mori/AP/SIPA

L’association s’en était déjà pris au premier volet de 50 nuances de Grey en 2015 mais avait été déboutée. Cette fois-ci, la justice lui a donné raison. La cour administrative d’appel de Paris a suspendu le visa délivré au film Cinquante nuances plus claires, actuellement en salles, tant que le film ne sera pas interdit aux mineurs de douze ans et moins, a annoncé jeudi l'association Promouvoir.

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Proche des catholiques traditionalistes, l’association avait déposé une requête en référé pour obtenir l’interdiction aux moins de 12 ans de ce film sorti le 7 février, « en raison de sa promotion du sadomasochisme ».
Le film, dont l’exploitation se poursuit dans plusieurs dizaines de salles en France, « contient plusieurs scènes représentant des pratiques sexuelles à caractère sadomasochiste », a relevé la cour. « Si ces scènes sont simulées et relativement brèves au regard de la durée du film, elles sont traitées avec complaisance et sont susceptibles d’être perçues par un très jeune public comme décrivant des pratiques banales dans le cadre d’une relation amoureuse », poursuit-elle.

« La ministre de la Culture a commis une erreur d’appréciation »

Le visa avait été accordé le 22 janvier. La cour estime que « la ministre de la Culture a commis une erreur d’appréciation, au regard des exigences tenant à la protection de l’enfance et de la jeunesse », car elle n’a pas assorti ce visa d’une interdiction aux mineurs de douze ans. L’Etat devra verser à l’association Promouvoir la somme de 1000 euros.
L’association a déjà obtenu plusieurs victoires en justice notamment contre La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche.

Pour cette nouvelle action en justice, le cofondateur de Promouvoir, Me André Bonnet, avait mis en avant le nouveau décret de février 2017 sur les visas d’exploitation qui prévoit un critère de classification au regard « du développement affectif des enfants et de leur âge ».