VIDEO. «La nuit a dévoré le monde» mord à pleines dents dans le cinéma français de morts-vivants

FANTASTIQUE « La nuit a dévoré le monde » est le dernier né d'une vague de films de zombies français...

Caroline Vié

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La nuit a dévoré le mode de Dominique Rocher
La nuit a dévoré le mode de Dominique Rocher — Laurent Champoussin/Haut et court
  • Dans « La nuit a dévoré le monde », un jeune homme affronte seul des morts-vivants parisiens.
  • D'autres réalisateurs français se sont attaqués aux films de morts-vivants.
  • Du zombie goulu à l’intello, « 20 Minutes » les a tous pourchassés.

En France, on ne fait pas seulement des fromages mais aussi des films de zombies. Dominique Rocher est le dernier réalisateur en date à s’engouffrer dans la brèche du genre avec La nuit qui a dévoré le monde où un jeune homme incarné par Anders Danielsen Lie (vu dans Oslo, 31 août) se réveille dans une ville infestée de monstres prêts à le dévorer.

Ce suspense horrifique inspiré d’un roman dePit Agarmen (anagramme de Martin Page) ne manque pas de séquences gores quand les morts-vivants dégustent leurs proies. Fable anthropophage tournée en plein Paris ce qui la rend déconcertante, La nuit qui a dévoré le monde offre aussi un rôle inattendu à Denis Lavant. Les zombies, c’est comme les zizis de Pierre Perret : il y en a de plusieurs sortes. 20 Minutes a recensé les prédécesseurs de ces nouveaux venus dans le « Zombieland » français…

Les zombies animés

Très remarqué aux festivals de Cannes et d’Annecy, Zombillénium d' Arthur de Pins et Alexis Ducord (récemment sorti en vidéo chez Universal) met les morts vivants à portée d’enfants. Ce film d’animation épatant au parfum rock 'n' roll les fait évoluer dans un parc d’attractions dont ils ne sont pas les méchants. On recommande vivement cette œuvre originale.

Les zombies goulus

Ceux de La Horde de Yannick Dahan et Benjamin Richer croquent la vie et les gens à belles dents en envahissant une cité de banlieue. Les héros de Goal of the Dead, film en deux parties de Benjamin Rocher et Thierry Poiraud boulottent les supporters sur le terrain de foot et dans les gradins. Les deux films gores à souhait démontrent que les Français n’ont pas froid aux yeux.

Les zombies (un peu) ringards

Jean Rollin, maître de la série Z poétique, a signé deux petits bijoux du gendre, Les raisins de la mort, fable écolo où un pesticide répandu dans les vignes des Cévennes cause une invasion de monstres. Mais aussi l’incroyable Lac des morts-vivants (1980), tourné dans une piscine dont on peut régulièrement entrevoir les carreaux entre deux apparitions de zombies nazis.

Les zombies intellos

Avant de faire une moisson de César pour 120 battements par minute, Robin Campillo a signé Les Revenants (2004) qui fut ensuite décliné en sériepour Canal +. Les zombies n’y dévorent pas leur parentèle mais tentent de retrouver une place dans le monde des vivants. Ce premier film tient plus de la fable philosophique que du délire horrifique, démontrant la sensibilité et le talent de son auteur.