VIDEO. «Les Garçons sauvages» et leur réalisateur se mettent à nu et on craque!

FANTASTIQUE « Les Garçons sauvages » est un poème unique, sensuel et anticonformiste à ne pas rater…

Caroline Vié

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Les garçons sauvages de Bertrand Mandico
Les garçons sauvages de Bertrand Mandico — UFO distribution
  • Ce poème surréaliste ne ressemble à rien d’autre.
  • Son réalisateur l’a signé sans la moindre concession.
  • « Les garçons sauvages » envoûte pour peu qu’on se laisse faire.

Ce n’est pas tous les jours qu’on tombe sur une œuvre aussi éblouissante que Les Garçons sauvages de Bertrand Mandico. Ce poème d’une beauté formelle à couper le souffle jongle avec les genres à tous les sens du terme pour notre plus grand bonheur.

Sur le papier, il n’y avait a priori rien de très excitant dans les aventures de collégiens repris en main par un capitaine autoritaire après avoir commis un crime. Mais la force du film est justement de balayer les a priori pour emporter le spectateur dans un univers unique, sensuel et violent où la couleur épouse le noir et blanc pour près de deux heures d’un enchantement total.

Une question d’envie

« Je ne me suis permis aucune concession pour faire le film que j’avais envie de voir », déclare Bertrand Mandico à 20 Minutes. Et d’éclater de rire quand on lui dit qu’il doit être un grand malade pour avoir envie de regarder ce délire! Court métragiste réputé, le réalisateur réussit son passage au long en emmenant Vimala Pons sur une île où les métamorphoses sont monnaie courante dans une nature luxuriante et luxurieuse.

Anticonformiste

« Je suis heureux de promouvoir un cinéma libre et anticonformiste, de retourner à des plaisirs à la fois érotiques et ésotériques, ceux que j’ai moi-même éprouvés en découvrant le cinéma. » Amoureux d’intrigues linéaires, passez votre chemin, celle des Garçons sauvages a tout d’une école buissonnière foisonnante. On peut rejeter à fond ce monde où les garçons perdent tout naturellement leur pénis pour devenir des femmes. Mais si on se laisse emporter, la magie est totale.

Mise à nu

« Tout ce qu’on voit à l’écran est vrai car tourné en prises de vues directes et pas réalisé en postproduction. On ne trafique pas l’image ! » Bertrand Mandico fait lui-même le cadre d’un divertissement totalement dépaysant entre cauchemar et conte de fées, un film d’aventures queer. Une bande-son très travaillée et une sublime partition signée Pierre Desprats achèvent le tour de passe-passe d’entraîner le public ailleurs. « Il n’y a pas de plan marketing dans mon désir de faire ce film dans lequel je me mets à nu, prêt à affronter les réactions même négatives », insiste le réalisateur.

Encore monsieur Mandico !

Des réactions qui se révèlent plutôt enthousiastes pour ce film très remarqué en festival qui devrait permettre à Bertrand Mandico de poursuivre sa voie. On l’attend avec les yeux, les oreilles et le cœur grand ouverts.