VIDEO. «Spirou et Fantasio»: Gaston Lagaffe, Bidochon, Iznogoud... Ces adaptations de BD que vous avez oubliées (et c'est normal)

BANDE DESSINEE Le meilleur du pire des adaptations de BD franco-belges au cinéma...

V. J.

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Le film «Iznogoud», meilleure adaptation de BD de tous les temps, jusque dans la moustache
Le film «Iznogoud», meilleure adaptation de BD de tous les temps, jusque dans la moustache — TFM Distribution

Alors que le générique de fin du Petit Spirou défile à l’écran, voilà que le grand Spirou débarque déjà. On exagère à peine, le premier est disponible en DVD depuis deux semaines, le second sort dans les salles mercredi. Les aventures de Spirou et Fantasio confirme, après Valerian et avant Gaston Lagaffe et Bécassine, l’engouement du cinéma français pour la BD franco-belge, à l’instar des Américains pour les comics et super-héros.

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Tout y est passé : Astérix, Boule et Bill, Lucy Luke, Adèle Blanc-Sec, Blueberry, Ducobu, Marsupilami et même du Reiser dans les années 1980 avec Vive les femmes et Gros dégueulasse. Mais ce n’est pas tout, ce n’est pas le pire. 20 Minutes a retrouvé ces adaptations de BD que les Français ont oublié, ou voulu oublier.

Faites gaffe à la gaffe !

Après Les Profs, l’ex Robin des bois, Pierre-François Martin-Laval, porte une autre bande dessinée sur grand écran, et pas des moindres puisqu’il s’agit de Gaston Lagaffe. En salle le 4 avril, son adaptation n’est pourtant pas la première, le héros mythique et fainéant de Franquin ayant déjà eu le droit aux honneurs du cinéma en 1981.

Enfin presque, « les honneurs », c’est peut-être un peu fort, le film n’ayant été autorisé qu’à moitié par l’auteur original. Oui pour les gags, non pour les noms. Gaston devient donc G., sous les traits de Roger Mirmont, avec Marie-Anne Chazel et Daniel Prevost au casting, le tout réalisé par Paul Boujenah, le frère de Michel. Ça ne s’invente pas.

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Les Bidochon

Ah Raymonde et Robert… Depuis quarante ans, le couple incarne le fameux Français moyen, cet esprit franchouillard à la fois bête et méchant, vin et saucisson. Le terme de « Bidochon » n’est-il pas entré dans le langage courant… et devenu une insulte ? Si tout le monde a déjà eu un des 21 albums des Bidochon entre les mains, beaucoup ont également vu la pièce de théâtre, un succès lors de sa première mouture en 1989 et de sa reprise dans les années 2000. Entre-temps, il y eut un film, avec pourtant un bon casting (Anémone, Jean-François Stévenin, Elie Semoun, Annie Girardot… Arthur ?), mais aussi une absence de totale de mise en scène et de rythme. Un bide…

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Les Chevaliers du ciel/Michel Vaillant

Début des années 2000, sortent coup sur coup deux adaptations rutilantes de BD, l’une dans les airs avec Les Chevaliers du ciel d’après Tanguy et Laverdure de Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo, l’autre sur l’asphalte avec Michel Vaillant d’après la série éponyme de Jean Graton. Mais c’est l’ombre de Luc Besson qui plane sur ces budgets de 20 millions d’euros, avec Gérard Pires, réalisateur de Taxi, aux commandes du premier, et EuropaCorp comme producteur du second. Deux grosses machines qui sacrifient personnages et histoire sur l’autel du m’as-tu vu et qui tournent donc rapidement à vide.

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Iznogoud

Après le succès d'Astérix et Obélix - Mission Cléopâtre, l’une des meilleures adaptations et trahisons de BD, Patrick Braoudé se dit que c’est le moment ou jamais de faire un film Iznogoud du même René Goscinny. L’auteur avait lui-même essayé de le transposer à l’écran avant sa mort, avec Louis de Funès dans le rôle du vizir qui veut devenir calife à la place du calife. Il faudra se contenter de Michael Youn et d’une comédie colorée mais hystérique, dont la majorité des blagues semblent plus sortir d’un mauvais sketch télé que d’une planche de BD.

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Benoît Brisefer - Les Taxis rouges

Le film mystère. Qui a pu avoir l’idée en 2014 de faire un long-métrage sur Benoît Brisefer, pas le plus connu des héros de BD, avec neuf millions d’euros de budget et une affiche de stars : Jean Reno, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte… Il doit encore s’en mordre les doigts, car cette comédie familiale d’à peine 1h15 (!) a été un échec à la fois critique et commercial, avec seulement 70.000 entrées au box-office. Il a disparu aussi vite de l’affiche que des mémoires.

Bonus : Astérix aux Jeux olympiques

Non.