Le western, «un genre indémodable»

INTERVIEW James Mangold, réalisateur de «3h10 pour Yuma»...

Recueilli par C. V.

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Interview de James Mangold, réalisateur de «3h10 pour Yuma»...

Comment expliquez-vous le retour en grâce du western?

C'est un genre qui joue sur des sentiments humains ! Les gens en ont assez des superproductions bourrées d'images de synthèse. Le public a envie de se retrouver dans les personnages qu'il voit sur l'écran. J'ai donc tenu à ce que les acteurs travaillent sur la complexité psychologique des héros de 3 h 10 pour Yuma.

Quel cahier des charges vous êtes-vous fixé?

Celui de ne jamais tomber dans la référence lourdaude. Je ne voulais pas livrer un catalogue de plans pompés dans divers classiques du western. Certains films perdent toute saveur à force de citations.

Etait-ce un rêve d'enfant de jouer aux cow-boys?

Quand j'étais gamin, j'étais branché par Star Wars et je m'imaginais avec un sabre laser bien plus que le colt à la main. Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris que le film de George Lucas était un western moderne. Ce genre très codifié ne se démode pas parce qu'il en appelle à des instincts profondément ancrés dans chacun d'entre nous.