VIDEO. «L’enfant de Goa»: Loin de Bollywood, la vie est un enfer

DRAME « L’enfant de Goa » fait partager les épreuves d’un adolescent pauvre et maltraité dans une Inde bien éloignée des cartes postales…

Caroline Vié

— 

L'enfant de Goa de Miransha Naik
L'enfant de Goa de Miransha Naik — Sophie Dulac distribution
  1. La réalisatrice de « L’enfant de Goa » révèle une Inde méconnue du grand public.
  2. Ce premier film, exigeant mais nécessaire, bouleverse par sa sincérité.

Pour les touristes, certaines régions indiennes constituent une destination de rêve mais pour les habitants les plus pauvres de Goa, la vie est enfer. C’est ce que décrit sobrement Miransha Naik dans L’enfant de Goa, chronique d’un adolescent de 16 ans.

La réalisatrice explique s’être inspirée de l’un de ses amis pour créer son jeune héros résolu à réussir ses études malgré les mauvais traitements qu’il subit de son entourage. « En Inde, on rencontre souvent des gens comme lui : très appréciés de leur petit cercle de proches mais isolés du fait de leur condition misérable », dit-elle dans le dossier de presse.

Hauts les cœurs contre l’oppression !

Ce premier film interprété par des non-professionnels lève le voile sur les brutalités que font subir les « Slum landlords » (littéralement « propriétaire de bidonvilles » traduit dans le film par « marchand de sommeil »). Battu et humilié par un patron dépourvu de scrupules, le jeune héros finit par prendre son destin en mains après avoir longtemps subi la violence en silence. « Je voulais montrer que, aussi puissants soient-ils, ces slum landlords finissent toujours par trouver plus puissant qu’eux », souligne la réalisatrice.

Entre Bollywood et la plage

Ce message d’espoir est bienvenu dans une région où l’opulence touristique côtoie le dénuement le plus total. Sophie Dulac, distributrice exigeante de I'm not your negro et Brooklyn Yiddish, a mis la main sur une œuvre forte pour mieux comprendre la vie d’une population loin des paillettes de Bollywood et des plages ensoleillées. Bravo.