VIDEO. Franck Gastambide: «J’ai eu peur d’être le raté de "La surface de réparation"»

PORTRAIT La sortie de « La surface de réparation », le premier rôle sérieux de Franck Gastambide permet au comique de revenir sur ses succès…

Caroline Vié
Franck Gastambides dans La surface de réparation de Christophe Regin
Franck Gastambides dans La surface de réparation de Christophe Regin — ARP sélection
  • L’acteur et réalisateur de « Pattaya » change de registre en incarnant un loser qui prend soin de jeunes footballeurs dans « La surface de réparation ».
  • Franck Gastambide a aussi écrit, réalisé et interprété « Taxi 5 » qui sortira en avril prochain. Comment cet autodidacte en est-il arrivé là?

Quel est le point commun entre la comédie Pattaya, le film d’action Taxi 5 et le drame footballistique La surface de réparation ? Franck Gastambide et l’homme est bourré de talent.


Dans l’émouvant La surface de réparation de Christophe Regin, le déconneur, qui a fait ses premières armes devant et derrière la caméra pour Les Kaira après en avoir développé le concept sur Canal +, change de registre. Il incarne son premier rôle principal sérieux, celui d’un ancien footballeur contraint de veiller sur de jeunes joueurs passablement irresponsables en région. « Je me suis reconnu dans ce personnage, car j’ai eu peur d’être un raté comme celui de La surface de réparation », confie-il à 20 Minutes.

Du chien mais pas que

La vie n’a pas toujours été facile pour Franck Gastambide. Il fut vigil et maître-chien avant d’être remarqué par Mathieu Kassovitz qui l’a fait entrer en cinéma comme dresseur de toutous sur Les rivières pourpres. « Je suis un enfant de banlieue et je suis dyslexique, ce qui a torpillé ma scolarité, raconte Franck Gastambide. Je n’aurais jamais pensé pouvoir faire mon trou dans ce milieu. » Sa détermination a payé. Il a appris à jouer, écrire et réaliser sans passer par aucun cours. La surface de réparation entre dans le cadre de cet apprentissage « sur le tas ».

Sur le terrain des grands

Gastambide surprend par sa sobriété face à Alice Isaaz et Hyppolite Girardot. « J’ai voulu sortir de ma zone de confort, jouer dans un film que je ne me serais pas senti capable d’écrire », avoue-t-il. Comme toutes les autres, cette expérience l’a fait grandir. « J’ai découvert que le timing comique qui exige une réaction immédiate de la part du public était plus difficile à trouver que celui du drame qui se construit par petites touches », précise le comédien qui n’en revient pas de recevoir des réactions laudatives d’une presse qu’il croyait lui être inaccessible. « J’ai même eu un papier dans Télérama ! »

D’autodidacte à conducteur de « Taxi »

Son enthousiasme presque enfantin est sans doute l’une des raisons qui ont convaincu Luc Besson de lui confier à la fois le rôle principal, la réalisation et l’écriture de Taxi 5 qui sortira le 11 avril prochain. « Cela me faisait drôle de diriger des cascades de cette ampleur, mais Luc Besson m’a fait confiance, ne me donnant des conseils qu’au moment du montage, dit-il. Il m’a permis de concrétiser un rêve de gosse qui a grandi avec la saga. » Franck Gastambide songe maintenant à tourner à Hollywood. Il ne semble faire aucun doute qu’il y parviendra.