VIDEO. «Le crime de l’Orient-Express»: «Hercule Poirot agaçait Agatha Christie», estime Kenneth Branagh

POLICIER Le célèbre détective Hercule Poirot prend les traits de l’acteur/réalisateur afin de résoudre « Le crime de l’Orient-Express », d’après un best-seller d’Agatha Christie…

Caroline Vié

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Kenneth Branagh dans Le crime de l'Orient-Express
Kenneth Branagh dans Le crime de l'Orient-Express — Twentieh Century Fox
  • Kenneth Branagh a quelque peu modernisé Hercule Poirot qu’il incarne dans le film.
  • Il a tenu à ce que toute l’action du film ne soit pas confinée dans le convoi.
  • Une belle brochette de stars a pris le train avec lui pour cette adaptation d’Agatha Christie.

Hercule Poirot, le détective belge aux petites cellules grises actives et à l’impressionnante moustache, n’a jamais été aussi fringant que sous les traits de Kenneth Branagh. Acteur et réalisateur du Crime de l’Orient-Express, il revisite l’œuvre d' Agatha Christie.

Qui a tué un homme d’affaires antipathique (Johnny Depp) à bord de ce palace ferroviaire ? Poirot soupçonne tous les voyageurs incarnés par une pléiade de stars. A qui de Michelle Pfeiffer, Penélope Cruz, Judi Dench, Willem Dafoe, Josh Gad ou Daisy Ridley passera-t-il les menottes aux poignets ? Même les familiers du livre et de son dénouement brillant se laisseront emporter à train d’enfer par cette énigme diabolique.

Sortir du train

« Poirot agaçait Agatha Christie parce qu’elle avait l’impression qu’il étouffait son œuvre, qu’il la contrôlait presque, confie Kenneth Branagh à 20 Minutes, mais elle admirait son intellect et sa gentillesse, deux points sur lesquels je me suis concentré. » L’acteur/réalisateur s’est débarrassé de l’embonpoint de Poirot, allant jusqu’à courir pour attraper sa proie. « Il existe une scène coupée où on le voit enlever son corset, se souvient Branagh. J’ai pris quelques libertés pour permettre à l’action de ne pas restreindre l’action aux seuls intérieurs du train », précise-t-il.

Un homme complexe

Romantique, maniaque, perspicace et passionné, le Poirot de Branagh est tout cela et plus encore. « Il a un côté obsessionnel qui me fascine, précise Branagh. J’aimais l’idée qu’il puisse avoir des idées arrêtées sur le Bien et la Mal au début de l’histoire et changer d’opinion à la fin ». La complexité de Poirot a attiré Kenneth Branagh comme un aimant. « Je n’aurais pas pu passer à côté d’un tel personnage, à la fois humain et féroce, qui semble si profondément solitaire qu’il se sent obligé de se cacher derrière ses petites manies. »

Poirot avec un accent

Bien que Poirot soit belge, il a un bel accent français que Kenneth Branagh a dû travailler avec un répétiteur. « Je n’ai jamais compris pourquoi il me faisait dire tant de termes concernant le camping, mais je suis maintenant tout à fait au point si je dois planter ma tente en France », s’amuse Branagh qui a passé des mois à mettre au point sa diction. Loin de la caricature, son Hercule Poirot parvient à émouvoir dans sa fragilité. Sans compter la magnifique énigme qu’il résout avant de partir, on l’espère, vers d’autres aventures cinématographiques.